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  • Le Forum parlementaire Maroc-Espagne souligne le caractère exemplaire et stratégique des relations bilatérales
    Le Forum parlementaire Maroc-Espagne souligne le caractère exemplaire et stratégique des relations bilatérales
    Le Forum parlementaire Maroc-Espagne, dont la 4ème session s’est tenue jeudi à Madrid, a souligné le caractère "stratégique" des relations entre les deux pays qualifiées d’"exemplaires" sur le plan euro-méditerranéen.
    Dans la déclaration finale adoptée au terme des travaux de ce forum, les participants ont appelé les gouvernements des deux pays à oeuvrer pour le renforcement des relations de coopération et le dialogue bilatéral dans les domaines politique, économique, social et culturel, de manière à consolider la place de l’Espagne et du Maroc en tant que partenaires distingués à tous les niveaux.
    L’appartenance des deux pays à l’espace euro-méditerranéen leur impose d’intensifier leurs efforts pour jouer le rôle de premier plan qui leur incombe en matière de lancement d’initiatives contribuant à garantir la paix et la stabilité régionale, lit-on encore dans la déclaration finale.
    Tout en se félicitant de la coopération exemplaire entre les deux pays en matière de lutte anti-terroriste, les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les efforts pour faire face à toutes les formes d’extrémisme et aux discours opposés au vivre ensemble, notamment en impliquant les citoyens dans la prise de décision politique à ce sujet.
    Dans le domaine économique, le forum a appelé à mener une réflexion sur un nouveau modèle de coopération économique entre les deux pays, prenant en considération les défis posés et les possibilités offertes par la nouvelle donne sur les plans régional et international.
    Les deux parties se sont félicitées de la coopération exemplaire entre le Maroc et l’Espagne dans le domaine de la gestion des flux migratoires, ainsi que de la nouvelle politique migratoire du Royaume, appelant à la mise en place d’une politique commune dans le cadre d’un partenariat stratégique entre l’ensemble des pays euro-méditerranéens.
    Elles ont appelé aussi à la poursuite des efforts des deux pays en matière de lutte contre l’immigration illégale et le crime organisé, à travers une stratégie d’action coordonnée.
    La déclaration finale a souligné aussi la nécessité de renforcer la communication entre les sociétés civiles des deux pays, notamment dans le domaine culturel.
    Le document a mis en exergue le rôle des parlementaires dans le rapprochement entre les deux pays, ainsi que celui du Forum parlementaire Maroc-Espagne en tant qu’espace de débat et d’échange sur des questions d’intérêt commun.
    Les travaux de la 4ème session du Forum parlementaire Maroc-Espagne ont connu la participation d'une importante délégation marocaine conduite par le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, et le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchemas.
    La délégation parlementaire espagnole  a été conduite par le président du Sénat (Chambre haute), Pio Garcia-Escudero, et la présidente du Congrès des députés (Chambre basse), Ana Pastor.
    S’exprimant lors de l’ouverture de ce Forum Habib El Malki a, ainsi que nous l’avions rapporté dans notre édition d’hier, rappelé que le Maroc et l’Espagne ont toujours été solidaires et précisé que le Maroc a soutenu et soutient l’intégrité territoriale de l’Espagne face au défi indépendantiste et que Madrid a toujours soutenu les positions du Royaume vis-à-vis de l’Union européenne.
    Il a également fait observer que ce Forum constitue incontestablement l’un des mécanismes de dialogue institutionnel contribuant à la consolidation des relations excellentes entre le Maroc et l’Espagne, ainsi qu’à l’ouverture de nouvelles perspectives de la coopération bilatérale.
    Le président de la Chambre des représentants a fait savoir que le Maroc et l’Espagne partagent la même conviction du fait que les défis communs auxquels font face les deux pays, liés notamment au terrorisme, à l’immigration illégale, aux changements climatiques et à la montée des discours séparatistes, imposent de passer du dialogue et de la coordination à la mise en œuvre de politiques communes et à l’adoption de positions communes dans les forums internationaux.
    Il a fait observer aussi qu'à l’Espagne et au Maroc, deux piliers fondamentaux de la stabilité du pourtour méditerranéen et du monde, incombent de grandes responsabilités en matière de sauvegarde de la paix et de la stabilité notamment dans une région faisant face à de grands défis.
    Il s’est dit convaincu que les deux Royaumes disposent des compétences requises à même de promouvoir cette orientation commune et cette concordance des vues en matière de relations internationales et de traitement des problématiques auxquelles le monde doit faire face.
    Habib El Malki a appelé, dans ce contexte, à titrer profit des opportunités offertes par le Maroc et des perspectives ouvertes par l’orientation africaine du Royaume, ajoutant que les deux pays disposent des compétences nécessaires à même de développer davantage leurs échanges commerciaux.
    Pour sa part, le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchemas, a, pour sa part, souligné la nécessité d’œuvrer pour la consolidation, la diversification et l’élargissement des relations de coopération politiques, diplomatiques, économiques, sociales, sécuritaires et culturelles entre le Maroc et l’Espagne.
    Cet effort doit être consenti avec une approche stratégique à long terme "ne laissant aucune place à des circonstances extraordinaires ou des calculs tactiques", a-t-il ajouté en notant, dans le même sens, que la tenue de ce forum illustre une volonté partagée de renforcer les relations bilatérales sur des bases solides en vue de relever les défis et les enjeux stratégiques en mutation permanente posés aux deux pays.
    Il a souligné, par ailleurs, que la position géographique de l’Espagne et du Maroc prédispose les deux pays à être la locomotive d’un élan de coopération multipartite aux niveaux régional et continental et proposé l’idée de création d’un forum parlementaire afro-ibéro-américain, sachant que le Parlement marocain a franchi des étapes importantes dans ses relations avec les assemblées nationales et groupements parlementaires régionaux et continentaux, en Afrique et en Amérique Latine, vers la création d’un forum parlementaire Afrique-Amérique Latine.
    Intervenant dans le même cadre, la présidente du Congrès des députés espagnol, Ana Pastor, s’est dite persuadée que "l’excellent moment" que traversent les relations bilatérales rendra possible, à moyen et long termes, la mise en place d’une stratégie efficace visant à intensifier le dialogue et la coopération entre les deux pays.
    Cette relation distinguée au niveau bilatéral s’étend aussi au plan international où les deux pays partagent le souci de promouvoir des relations internationales fondées sur la paix, la solidarité, le multilatéralisme et le respect de la légalité internationale, a-t-elle poursuivi.
    Elle a fait observer, dans le même sens, que les deux Royaumes partagent un ferme rejet du terrorisme, se félicitant de l’excellente relation de "coopération efficace" entre les services de sécurité des  deux pays.
    Dans le domaine économique, l’Espagne et le Maroc doivent se sentir fiers de la multiplication par deux du volume des échanges commerciaux bilatéraux durant les six dernières années, le Royaume ayant devenu aussi la première destination des investissements étrangers espagnols en Afrique, a poursuivi Mme Pastor.
    Elle a aussi mis en exergue les forts liens culturels entre les deux pays, dont les manifestations sont diverses.
    Le président du Sénat espagnol (Chambre haute), Pio Garcia-Escudero, a déclaré, quant à lui, que le Maroc et l’Espagne sont pleinement conscients de l'importance de leur alliance stratégique.
    "Nous avons assez de motifs pour nous sentir satisfaits et fiers des fruits des relations de coopération entre l’Espagne et le Maroc dans l’ensemble des domaines", a-t-il ajouté en faisant observer que les relations bilatérales ont continué de se renforcer au fil des ans dans tous les domaines, "parce que nous ne sommes pas seulement des pays voisins, mais aussi frères qui entretiennent des liens étroits historiques et culturels et qui ont adopté une vision commune face aux grands défis de notre monde actuel".
    La convergence des vues et la collaboration étroite à tous les niveaux ente l’Espagne et le Maroc ont importantes non seulement pour nos deux pays amis, mais aussi pour les deux rives de la Méditerranée, ainsi que pour l’Europe et l’Afrique, a-t-il noté en soulignant que la complexité et la dimension globale des thèmes d’intérêt commun exigent l’adoption d’une approche intelligente dans la recherche de solutions d’entente globale et de formules de coopération.
    Pour sa part, le ministre espagnol de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a mis en relief "l’étroite et exemplaire" collaboration des services de sécurité marocain et espagnol qui a permis de faire face "conjointement" aux menaces terroristes et jihadistes guettant la sécurité des deux Royaumes.
    "L’échange permanent d'informations entre les services de sécurité marocain et espagnol s’est soldé souvent par le démantèlement, grâce à des opérations conjointes menées simultanément au Maroc et en Espagne, de cellules jihadistes et terroristes", a-t-il affirmé en ajoutant que les deux pays sont convaincus que la prévention et la lutte contre la radicalisation violente sont les piliers de la politique antiterroriste.
    Juan Ignacio Zoido a plaidé, à ce propos, pour l'intensification des échanges d’informations entre les deux pays sur les individus ou groupes de personnes qui pourraient inciter à la radicalisation, ainsi que sur toute autre activité qui pourrait constituer une menace pour la sécurité des deux Royaumes.
    Sur le plan de lutte contre l’émigration clandestine, il a mis en relief le modèle de coopération étroite développé entre les gouvernements espagnol et marocain et qui constitue aujourd’hui un modèle à suivre au niveau de l’Union européenne.
    "La collaboration entre les différents acteurs de lutte contre l’émigration irrégulière, tant au Maroc qu’en Espagne, est constante, fluide et en évolution continue", a-t-il indiqué.

    Le Forum parlementaire Maroc-Espagne souligne le caractère exemplaire et stratégique des relations bilatérales



  • L’USFP décline ses propositions pour l’élaboration d’un nouveau modèle de développement
    L’USFP décline ses propositions pour l’élaboration d’un nouveau modèle de développement
    «L’importance de cette journée d’étude réside dans le contexte particulier dans lequel elle s’inscrit et marqué par l’appel fait par S.M le Roi à tous les acteurs et les concernés afin d’élaborer un nouveau modèle de développement dans le cadre d’une approche participative et intégrée», a souligné le Premier secrétaire de l’USFP dans son intervention lors de la séance de clôture de la journée d’étude organisée par le parti de la Rose, jeudi dernier, au Palais des congrès à Skhirat et au cours de laquelle ont pris part des experts marocains et étrangers, des cadres du parti et l’ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.
    Dans ce cadre et partant de sa longue histoire militante et sa vision politique à vocation sociale, l’USFP adhère pleinement à l’effort national collectif, a fait savoir le Premier secrétaire avant d’ajouter que l’USFP  avait déclaré il y a bien longtemps  la nécessité de revoir le modèle de développement actuel  qui s’est essoufflé et n’a plus raison d’être.   
    Le Premier secrétaire a mis l’accent sur 5 fondamentaux qu’il faut prendre en considération à l’heure de l’élaboration d’un nouveau modèle de développement.
    Il s’agit tout d’abord du volet institutionnel. Dans ce cas, Driss Lachguar a assuré que cela renforcera le rôle des institutions qui servent de base au modèle économique, social et culturel que le Maroc ambitionne de développer dans le cadre des dispositions constitutionnelles,  de l’Etat de droit et de la préservation des droits et des libertés.
    Pour ce qui est du deuxième fondement, il permet de reprendre l’initiative nationale dans le domaine de la gestion financière et économique, d’autant que le Maroc a besoin aujourd’hui d’élaborer un modèle de développement dynamisant les forces de production  nationales et renforçant le pouvoir d’achat en vue de booster le marché intérieur.
    Un modèle qui ouvre de nouvelles perspectives devant les PME pour leur permettre d’accéder aux sources de financement, a indiqué Driss Lachguar, tout en rappelant la nécessité d’une créativité en matière de moyens de financement. Et d’ajouter que les politiques monétaire, bancaire et financière poursuivies actuellement peuvent déboucher sur des faillites d’entreprises, des  pertes d’emplois, la détérioration du niveau de vie des ménages marocains et l’aggravation du déficit des Caisses  de sécurité sociale. A cet effet, il est primordial de s’orienter vers les investissements engendrant des postes d’emploi en vue de créer une dynamique économique capable de propulser le processus de développement, a fait savoir le Premier secrétaire.
    A propos du troisième fondement devant garantir les droits économiques et sociaux liés au travail, à l’enseignement et à la santé, il urge de prendre des initiatives audacieuses afin de créer des postes d’emploi, encourager une économie sociale, productive et d’investissement et ce, pour surmonter la précarité et l’exclusion sociale, a souligné Driss Lachguar.
    De même qu’il est primordial de couper court à l’attentisme et d’avoir le courage nécessaire pour procéder à la réforme du système éducatif dans sa globalité. Et de réitérer à ce propos que l’on ne peut nullement taire les cas de ceux qui veulent maintenir l’enseignement public en l’état actuel alors qu’ils scolarisent leurs enfants dans l’enseignement privé, où l’éducation moderne multi-langues et l’ouverture sur le monde sont assurées. En tant que socialistes, nous demandons à ce qu’il y ait une égalité en matière d’enseignement afin que fils de pauvre ou de riche puissent bénéficier du même système éducatif.
    Au sujet de la santé, il est primordial de résoudre les dysfonctionnements relevés dans ce domaine, à travers la mise en place de services de qualité et à la portée de tout le monde, en instaurant un régime  global d’aide médicale basé sur l’équité et la justice territoriale, a affirmé Driss Lachguar.
     Le Premier secrétaire  a, par ailleurs, évoqué le volet social  qui constitue un élément important dans l’opération de modernisation et de progrès et  qui permet d’axer le projet de développement sur l’approche genre, laquelle constitue un pas supplémentaire  pour améliorer de manière effective la situation des femmes et  de leur garantir leurs droits  économiques et sociaux. De même que ce projet de développement  doit  disposer  des outils  d’intégration nécessaires destinés aux personnes en situation de handicap, personnes âgées, entre autres catégories sociales, traduisant ainsi les valeurs d’équité, d’égalité et  de solidarité, a-t-il  poursuivi.
    S’agissant du levier culturel qui ne manque pas d’intérêt, Driss Lachguar a indiqué que ce volet  permettra de préserver la pluralité et la diversité et ce dans le cadre de l’identité nationale et d’ouvrir le champ devant une contribution forte et efficace, les expressions et les langues locales dans la culture nationale. Dans ce cadre, il a mis l’accent sur le droit à la liberté et la nécessité de renforcer la libre créativité, la culture de la différence, l’esprit de tolérance et l’ouverture sur l’Autre.  
    «L’USFP est un parti respecté au sein de l’Internationale socialiste», a tenu à affirmé José Luis Zapatero dans son discours lors de cette séance de clôture. Et de préciser : «Mon parti, le PSOE, entretient de bonnes relations avec l’USFP et nous souhaitons poursuivre ces relations, apprendre et travailler ensemble ».
    Selon l’ancien président du gouvernement espagnol, les idées socialistes ont fortement contribué à transformer l’histoire de l’humanité et à faire sortir des gens de la pauvreté.
    Par ailleurs, José Luis Zapatero a affirmé que le fait que l’USFP soulève la question du modèle de développement pour le Maroc «constitue déjà une victoire». «Soulever cette question signifie qu’il y a des choses à changer», a-t-il précisé, tout en soulignant que la stabilité politique est «une condition sine qua non du développement».
    José Luis Zapatero a défendu l’intégrité territoriale du Maroc qui «est également une condition de développement et de  stabilité du pays». D’après lui, «la stabilité du Royaume n’est pas seulement bonne pour le Maroc en tant que tel, mais aussi pour la communauté internationale». Et d’ajouter : «La sécurité est également un facteur de développement et le Maroc est un pays stable et sûr dans la région ».
    Le dirigeant socialiste espagnol a mis en exergue l’ouverture du Royaume sur d’autres cultures et d’autres religions, tout en s’attachant à sa propre culture et à son identité.
     Il a souligné que la politique industrielle du Maroc doit se focaliser sur trois secteurs importants, notamment une politique industrielle dans le domaine de l’environnement. Selon lui, le Maroc a toutes les capacités et les conditions pour devenir un leader en la matière.
    L’intervenant a mis également l’accent sur l’industrie agroalimentaire. Et le troisième secteur est celui du tourisme. Le Maroc, selon lui, remplit les conditions pour devenir un leader mondial vu sa proximité de l’Europe et la diversité de sa culture et la richesse de son histoire.
    Il a également mis l’accent sur l’éducation et les droits des femmes. «Prenez une carte du monde, vous constaterez que les pays les plus développés sont ceux où il y a égalité entre les deux sexes», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «Je dis à nos amis à l’USFP : pour être socialiste, il faut être féministe».
    Il y a lieu de signaler que la séance de clôture a été modérée par Abdelhamid Jmahri, membre du Bureau politique de l’USFP. Pour celui-ci, un Etat faible ne peut subvenir aux besoins du peuple ni concrétiser ses rêves, alors qu’une société solidaire est le ciment de ce pays. Car sans solidarité, l’Etat ne peut pas être fort. Et d’ajouter : «L’USFP est un parti réformiste, à vocation sociale et pétri d’une vision humaniste et universelle».
    Il convient de rappeler que la séance matinale de cette journée d’étude a été marquée par des interventions importantes des experts et des cadres du parti qui ont abordé tous les aspects du nouveau modèle de développement. La modération de cette journée a été assurée par Khadouj Slassi, membre du Bureau politique et présidente de l’OSFI.
    Tarik El Malki, professeur universitaire et membre du Bureau politique a soulevé lors de son allocution la question suivante : «Quel modèle de développement pour le Maroc dans le cadre de la mondialisation ?».
    Pour lui, le Maroc a accompli des progrès notables au cours de la décennie 2000, mais la situation générale du pays se dégrade depuis 2010-2011. Il a noté notamment une augmentation continue des dépenses publiques (environ 30% du PIB), la dégradation des comptes publics (déficit du Trésor en moyenne de 5,5% du PIB), un endettement total qui frôle la non soutenabilité, un investissement public en hausse mais dont l’impact sur la croissance reste faible et la dégradation de la position extérieure du pays.
    Pour sortir de cette impasse, l’intervenant a proposé la mise en place «d’un contrat économique et social qui soit basé sur une nouvelle génération de réformes». Dans ce cadre, il a appelé, entre autres, à la création des conditions d’une croissance forte, inclusive et créatrice d’emplois qui favorise la solidarité sociale et territoriale, à la révision du rôle de l’Etat à l’aune des défis posés par la mondialisation et la concurrence sur les marchés, au renforcement de la concurrence loyale et la lutte contre l’économie de rente et le clientélisme, à la promotion de l’activité privée dans les secteurs de production à forte valeur ajoutée.
    Pour sa part, Ishani Labi, adjointe du représentant résident du PNUD au Maroc, a traité quelques modèles de développement dans le monde. Elle a appelé à l’intégration des personnes marginalisées vivant dans les montagnes et les oasis et à la promotion des politiques publiques en matière d’éducation et de santé.
    Elle a également insisté sur la reddition des comptes, tout en préconisant le renforcement du rôle des partis politiques et des élus.
    La question sociale dans le nouveau modèle de développement a été abordée par Abdelhamid Fatihi, secrétaire général de la FDT. Il a critiqué le fait que la politique sociale au Maroc soit limitée dans ses programmes sectoriels et les catégories sociales ciblées, tout en affirmant que l’intervention de l’Etat dans le secteur social est inefficace en dépit des efforts consentis.
    Concernant le dialogue social, Abdelhamid Fatihi a affirmé que le Maroc a réalisé beaucoup d’acquis depuis 1996, mais il a en même temps déploré l’absence d’un cadre, voire de bases claires du dialogue social.
    L’intervention d’Abdelmaksoud Rachdi, membre du Bureau politique et acteur associatif, a été axée sur «Les entrées de la question sociale à l’horizon du nouveau modèle de développement». D’emblée, Abdelmaksoud Rachidi a tenu à préciser qu’il ne faut pas «concevoir un modèle de développement qui ne prenne pas en compte le citoyen, ses besoins vitaux et ses intérêts».
    Selon lui, le prélude à tout modèle de développement passe par l’école publique. Il est inconcevable, d’après lui, d’assurer la cohésion sociale au Maroc sans l’école publique.
    Le deuxième volet est la santé. Abdelmaksoud Rachdi a critiqué la politique sanitaire qu’il a qualifiée de «modeste» et de «misérable». Pis encore, elle est concentrée dans une zone géographique limitée. L’intervenant a mis également l’accent sur la question de l’emploi.
    Pour le membre du Bureau politique, il y a une nouvelle génération de revendications comme l’attestent plusieurs mouvements sociaux qui ont secoué le Maroc, récemment à Jerada et à Al-Hoceima. «Ces mouvements constituent un nouveau modèle de lutte démocratique pour le développement», a-t-il explicité.
    Younes Moujahid, membre du Bureau politique de l’USFP et secrétaire général du SNPM, a abordé les dimensions socioculturelles du nouveau modèle de développement. La question principale qu’il s’est posée c’est : peut-on qualifier le système politique actuel de néo-patrimonial ? ». Un système néo-patrimonial se caractérise par un mélange de structures traditionnelles et d’aspects modernes. Selon lui, la gestion de la chose publique dans un tel système est marquée par le népotisme et l’allégeance au pouvoir central.
    L’intervenant a affirmé que le gouvernement de l’Alternance sous la présidence d’Abderrahman El Youssoufi et le nouveau règne ont sonné le glas de ce modèle (nouveau concept de l’autorité, promulgation des lois modernes dans plusieurs domaines comme le Code de la famille). Pourtant, le Maroc fait face à plusieurs défis notamment la perpétuation de la culture de la sorcellerie et du discours fanatique, la crise du système éducatif, la crise de la culture et de la lecture.
    Le ministre ittihadi, Mohamed Benabdelkader, a affirmé que le nouveau modèle de développement n’est pas un programme réformiste ni un plan économique, c’est un cadre référentiel pour orienter les politiques publiques.
    Il a mis l’accent sur la limite de ce qu’il a nommé la transférabilité. Pour lui, il est difficile de transférer les modèles des dragons asiatiques (Singapour, Corée du Sud, Indonésie…). «Ces modèles ont leur propre contexte. C’est pourquoi, il est extrêmement difficile de les transposer».
    Pour sa part, Abdelkrim Benatik, membre du Bureau politique et ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, a souligné que les Marocains du monde peuvent apporter leurs contributions au nouveau modèle de développement d’autant plus que 500.000 Marocains occupent des positions importantes dans les sociétés d’accueil et dans des secteurs très importants.
    Les Marocains du monde peuvent apporter leurs contributions notamment au niveau du transfert de technologie. Ils peuvent également contribuer à l’investissement dans leur pays d’origine. Le ministre ittihadi a ajouté un bémol : «L’investissement ne signifie pas seulement de l’argent. L’important c’est d’avoir un projet et de la volonté ».
    Abdelkrim Benatik a mis également l’accent sur la nécessité de faire du lobbying. Car, selon lui, le secteur industriel ne peut émerger sans promotion et sans la conquête des marchés. Dans ce domaine, les Marocains du monde sont d’un grand secours.
    Driss Guerraoui, secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a évoqué plusieurs fragilités ou des vulnérabilités  auxquelles fait face le Maroc.
    Il s’agit notamment de la défiance due à la dévalorisation de l’action politique et des institutions élues, de la radicalisation religieuse, des menaces régionales réelles, des inégalités sociales, territoriales et entre les genres, du problème de la gouvernance, et, in fine,  de la crise des élites dans tous les secteurs : politique, culturel, etc.
    «Que faire ?», s’est interrogé Driss Guerraoui. Et de répondre : «Le Maroc a besoin d’un sursaut national porté par un nouveau contrat. Il a besoin d’un nouveau rêve».
    La question de la relation entre la démocratie et le développement a été décortiquée par Benyounes El Marzouki. L’orateur a mis en exergue le fait que la démocratie n’engendre pas le développement, ni celui-ci ne peut créer la démocratie. Selon lui, la fonction du développement est de préserver la démocratie.
    Enfin, Esteban Pérez Caldentey a axé son intervention sur les leçons qu’on peut tirer du développement en Amérique latine.

     



  • Botola Pro 2 : Suspense garanti à tous les étages
    Botola Pro 2 : Suspense garanti à tous les étages
    L’échelon inférieur est en ébullition. Dans cette 28ème journée de tous les dangers, pas moins de huit équipes seront sous pression. A commencer par le haut du tableau, où les deux tickets pour l’accession à l’échelon supérieur, sont âprement disputés depuis plusieurs semaines déjà, par un trio qui se tient dans un mouchoir de poche.
    En effet, trois petits points séparent le Mouloudia d’Oujda, 3ème avec 51 unités, du leader, le Youssoufia de Berrechid. Bien calé dans le sillage de ce dernier (52 pts), le Raja de Béni Mellal a une occasion rêvée de lui piquer sa place, en l’accueillant dans une opposition au somment cet après-midi au stade municipal de Béni Mellal.
    Une rencontre qui s’annonce brûlante et épicée, à la fois par un sentiment de revanche, mû par la défaite des Mellalis sur les terres du Youssoufia lors du match aller (2-1), mais également par la volonté de toute une ville de retrouver sa gloire d’antan. Car si le Youssoufia n’a jamais été champion, excepté un titre en troisième division, le Raja de Béni Mellal a, quant à lui, déjà connu l’ivresse d’un tel bonheur en 1974 (champion de D1), et le club comme ses supporters entendent bien s’installer à des hauteurs plus conformes à leur histoire.
    Rêve auquel aspire aussi le Mouloudia d’Oujda. Les Orientaux qui espèrent secrètement profiter de la confrontation directe entre les équipes devancières, devront avant tout s’atteler à décrocher un succès loin d’être évident en accueillant un surprenant 7ème, l’Olympique Dcheira, assuré du maintien depuis longtemps.
    A contrario, en bas du tableau, l’ombre de la relégation plane encore au-dessus de cinq clubs. En premier lieu, l’USM d’Oujda. La lanterne rouge (20 pts) jouera gros en rendant visite à la Jeunesse Sportive d’El Massira (9ème), au même titre que le Chabab Kasba Tadla, 15ème avec 23 points dans la besace, qui essayera de s’extirper de cette situation en doublant au classement, son hôte, le Rachad Bernoussi, 13ème avec 25 points, dans l’unique confrontation directe des profondeurs. Enfin, le Widad Témara (14ème  avec 24 pts), ira à la rencontre du MAS (5ème) afin de réaliser un grand pas vers le maintien et prendre ses distances avec la zone de relégation. La relégation justement, l’Ittihad Zemmouri de Khémisset pourrait s’en prémunir une bonne fois pour toutes, en ramenant au moins une unité de son voyage à Kénitra.

    Programme avec arbitres
    Samedi à 16h00
    ASS-WAF au terrain Boubker Amer à Salé (Mohamed Rami)
    CJBG-USK au terrain municipal à Benguerir (Jawad Imarzoug)
    JSM-USMO au terrain El Marsa à Laâyoune (Jalal Jaid)
    KAC-IZK au terrain municipal à Kénitra (Mohamed El Fakir)
    MAS-WST au Complexe sportif de Fès (Abderrahim Yaagoubi)
    MCO-OD au stade d’Honneur à Oujda (Nabil Benrquia)
    RB-JSKT au terrain Sidi Moumen à Casablanca (Abdelouahed Fatihi)
    RBM-CAYB au stade d’Honneur à Béni Mellal (Youssef Haraoui)



  • Le Printemps du livre et des arts ouvre ses portes à Tanger
    Le Printemps du livre et des arts ouvre ses portes à Tanger
    La 22ème édition du Printemps du livre et des arts de Tanger s’est ouverte, jeudi, au Palais des Institutions italiennes de la ville, avec la participation d’un parterre d’écrivains, d’artistes, d’académiciens, d’éditeurs, de philosophes et de plasticiens. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le président de l’Association Tanger région action culturelle (ATRAC), co-organistarice du Salon, Larbi Rmiki, a souligné que ce rendez-vous culturel annuel exceptionnel, qui s’inscrit dans le cadre de la saison culturelle France-Maroc 2018, se veut, plus qu’un salon du livre, un véritable festival artistique et littéraire, et traduit le partenariat exemplaire liant le Maroc et la France dans plusieurs domaines.
    Pour sa part, l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault, a affirmé que ce Printemps du livre et des arts constitue désormais une manifestation bien ancrée dans le paysage intellectuel et culturel de la ville du Détroit, notant que cette rencontre, qui a vu le jour dans la cour de l’Institut français il y a 22 ans dans le cadre d’un effort conjoint mené avec l’ATRAC, marque un grand succès avec quelque 16.000 visiteurs et une cinquantaine d’exposants, avec un espace entièrement dédié à la jeunesse, de concerts, des lectures musicales, une nuit de cinéma et un vernissage d’exposition à la Galerie Delacroix.
    Cet événement culturel ouvert à tous constitue une opportunité dédiée à 3.000 jeunes pour venir profiter des différentes activités de cette édition et offre un espace de réflexion et de discussion, qui, à travers la création contemporaine, vise à analyser le monde et à débattre de ses évolutions, a-t-il expliqué, notant que le Printemps du livre et des arts se distingue des autres manifestations artistiques et littéraires par sa capacité à mettre en discussion le croisement des disciplines et du public, à travers différentes tables rondes,  conférences, lectures poétiques, pièces de théâtre et nuit du cinéma.
    Quant au directeur de l’Institut français de Tanger, initiateur de cet événement, Jérôme Migayrou, il a souligné que ce “Printemps du livre et des arts”, dénommé auparavant Salon international de Tanger des livres et des arts, constitue l’un des événements majeurs de la saison culturelle France-Maroc 2018, qui souhaite se projeter dans un nouvel esprit plus festivalier mais toujours au coeur du projet “le livre”, à travers une ambition commune au service de la culture, l’accès au savoir et du dynamisme du dialogue franco-marocain.
    De grands rendez-vous seront programmés en soirée avec plusieurs conférences dialoguées, a-t-il fait savoir, notant que les visiteurs pourront, comme chaque année, rencontrer des libraires, éditeurs et associations culturelles exposants autour de concerts, spectacles, contes, scène slam, ateliers d’écriture, de poésie, de portraits ou d’acrobatie… autant d’activités qui attendront les enfants, adolescents et jeunes adultes avec près de 35 rendez-vous dédiés à l’espace jeunesse.
    Au programme de cette édition de quatre jours figurent également des rencontres et lectures pour favoriser l’échange, la découverte et la redécouverte avec des écrivains, sociologues, historiens, philosophes et d’artistes, venus de France et du Maroc, pour partager leur regard sur le thème de “La rencontre, de l’Autre à soi”. Le spectacle vivant sera également mis en avant avec des pièces de théâtre, des ateliers artistiques pour les plus jeunes, des scènes ouvertes et des spectacles pour enfants, des concerts avec notamment deux grandes soirées musicales avec Hamid El Hadri et Muslim, et Gnawa diffusion.



  • Diaz-Canel promet de poursuivre l'œuvre des Castro à la tête de Cuba
    Diaz-Canel promet de poursuivre l'œuvre des Castro à la tête de Cuba
    Miguel Diaz-Canel, un civil qui a fêté ses 58 ans vendredi, a pris la relève de Raul Castro comme président de Cuba, engageant ce pays dans une transition historique qui s'inscrit toutefois dans la droite ligne du régime.
    Washington a réagi sans tarder en se déclarant "déçu" et en appelant La Havane à "permettre à son peuple d'avoir un choix véritable à travers des élections libres, justes et disputées".
    Désigné unique candidat mercredi, M. Diaz-Canel a été comme attendu élu jeudi par les députés pour un mandat renouvelable de cinq ans, "avec 603 voix sur 604 possibles, soit 99,83% des suffrages", a annoncé devant l'Assemblée la présidente de la Commission nationale électorale Alina Balseiro.
    Face aux députés, ce dernier s'est donné pour mandat "de poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial", mais aussi les réformes économiques entamées par Raul Castro, dans le but de "perfectionner le socialisme".
    "Je viens travailler, je ne viens pas promettre", a déclaré le nouveau président avant de réaffirmer sa "fidélité au legs du commandant Fidel Castro, mais aussi à l'exemple, à la valeur et aux enseignements" de son prédécesseur.
    D'ailleurs, a-t-il assuré, "Raul Castro présidera aux décisions de grande importance pour le présent et l'avenir de la Nation".
    Ce dernier, qui quitte la présidence à 86 ans après plus de six décennies de pouvoir exclusif de la fratrie Castro, a confirmé qu'il resterait secrétaire général du puissant Parti communiste de Cuba (PCC) jusqu'en 2021, quand il cèdera les rênes du parti à son successeur à la présidence.
    "A partir de là je deviendrai un soldat de plus au côté du peuple défendant cette révolution", a annoncé le président sortant, qui avait auparavant vanté les mérites de son dauphin.
    Raul Castro l'a préparé à assumer les plus hautes fonctions, l'envoyant représenter son gouvernement à l'étranger tandis que les médias d'Etat lui accordaient de plus en plus d'espace.
    Le nouveau président s'est peu à peu imposé aux côtés de Raul Castro, se donnant une image de modernité tout en demeurant économe en déclarations. Mais il peut aussi se montrer intransigeant vis-à-vis de la dissidence ou de diplomates trop enclins à critiquer le régime.
    Dans son discours de jeudi, il a proposé d'"employer mieux et davantage la technologie" pour promouvoir une révolution qu'il a "juré de défendre jusqu'à son dernier souffle".
    Chargé de conduire une transition générationnelle historique, il sera le premier dirigeant cubain à n'avoir pas connu la révolution de 1959 et devra se forger une légitimité. Hasard du calendrier, il fêtera ses 58 ans vendredi.
    Miguel Diaz-Canel aura pour mission de maintenir l'équilibre entre la réforme et le respect des principes essentiels du castrisme.
    Il devra s'atteler à l'"actualisation" d'une économie encore étatisée à 80% et entravée depuis 1962 par l'embargo américain.
    Cet embargo ne sera certainement pas levé sous le mandat du président républicain Donald Trump, qui impose depuis un an un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014.
    Dans sa première réaction jeudi, Washington s'est dit "déçu par le fait que le gouvernement cubain a choisi de réduire au silence les voix indépendantes et de maintenir son monopole répressif du pouvoir".
    "Le nouveau président cubain devrait prendre des mesures concrètes pour améliorer la vie du peuple cubain, respecter les droits de l'Homme, mettre fin à la répression et permettre de plus grandes libertés politique et économique", a déclaré Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat.
    De son côté, le secrétaire-général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a jugé "illégitime" la transition à La Havane, qualifiant le régime de "dictature".
    "La succession présidentielle à laquelle nous avons assisté à Cuba est une tentative de maintien d'un régime autocratique dynastique et familial. Cela s'appelle une dictature", a-t-il déclaré.
    En revanche, les alliés traditionnels de l'île ont salué l'arrivée au pouvoir de Diaz-Canel.
    Plus sobrement, l'Union européenne "prend note" de ce changement à la tête de l'île, avec laquelle elle a initié un rapprochement.
    "Il est assez difficile d'évaluer la capacité de Diaz-Canel à remplir les fonctions de président (...). Il vient du système mais c'est la rigidité du système qui constitue le plus grand obstacle pour avancer", note Michael Shifter, le président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington.
    "Il peut s'attendre à des résistances", affirme l'expert.
    Les Castro ont écrit une histoire unique de coopération au sommet, parvenant à résister pendant près de 60 ans à l'adversité de la superpuissance américaine et à l'effondrement du partenaire soviétique, aux conséquences dramatiques pour l'île.
    Après avoir succédé en 2006 à son frère Fidel, mort fin 2016, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables, quoique jugées trop timides, comme l'ouverture au petit entrepreneuriat privé. Il a surtout orchestré un rapprochement spectaculaire avec les Etats-Unis.



  • Lance Armstrong, l'ex-"boss" arrogant du Tour de France aujourd'hui apaisé
    Lance Armstrong, l'ex-
    Impitoyable, arrogant et manipulateur du temps de sa carrière cycliste, Lance Armstrong, l'ancien boss du Tour de France, s'est assagi et semble aujourd'hui apaisé. Après avoir mis un terme aux poursuites judiciaires à son encontre après ses aveux de dopage, il peut à présent tourner définitivement la page et se consacrer pleinement à sa nouvelle vie.
    "Je suis particulièrement satisfait d'avoir fait la paix avec US Postal. Même si je trouvais la procédure injustifiée et injuste, j'essaie depuis 2013 d'assumer mes responsabilités pour mes erreurs et de faire amende honorable quand c'est possible", a-t-il dit jeudi après l'accord amiable selon lequel il a accepté de verser 5 millions de dollars aux autorités fédérales américaines.
    Un mea culpa inimaginable il y a quelques années de la part de ce coureur au regard et à la volonté d'acier, au tempérament de leader, de chef de bande. Mais, à 46 ans, l'ancien coureur américain affiche un autre profil qu'au temps de son impitoyable domination.
    Survivant d'un cancer, il était revenu métamorphosé en 1999 dans le peloton du Tour de France: après avoir vaincu la maladie et avec l'ambition folle de gagner la plus grande course du monde.
    Le coureur, jadis limité en haute montagne, imposait désormais une hallucinante cadence de pédalage dans les grands cols tout en développant une puissance phénoménale dans les contre-la-montre.
    Jusqu'à son premier arrêt de carrière en 2005, il applique la recette, au grand désespoir de ses adversaires qui doivent un à un s'incliner. Avec à la clé, sept victoires dans la Grande Boucle... et de nombreux soupçons, qu'il écarte avec une morgue hautaine.
    En parallèle de ses succès, Armstrong présente aussi un visage plus consensuel loin du peloton. Sa fondation de lutte contre le cancer, Livestrong, lève des dizaines de millions de dollars pour la lutte contre la maladie.
    Au faîte de sa gloire, il côtoie les présidents et compte plusieurs stars d'Hollywood parmi ses proches. On lui prête une ambition sans limites: politique (le poste de gouverneur du Texas) comme commerciale (racheter le Tour de France).
    Devenu un mythe, Armstrong passe des pages sportives à la rubrique "people" et étale sa vie privée au grand jour. Après son divorce en 2003, il partage la vie de la chanteuse américaine Sheryl Crow avant d'emménager à Aspen, station chic du Colorado, avec sa femme actuelle.
    Son histoire, sa personnalité, fascinent. Son retour après trois ans d'arrêt, en 2009, mobilise les médias, y compris ceux qui l'accusaient de tricherie durant sa première carrière. Il court de nouveau durant deux ans avant de raccrocher définitivement son vélo.
    Puis c'est la chute.
    Acculé, accusé notamment par d'anciens coéquipiers, ses sept Tours de France lui sont retirés en 2012 et le Texan avoue enfin s'être dopé, lors d'une interview avec la présentatrice vedette américaine Oprah Winfrey: "Je vois cette situation comme un gros mensonge que j'ai répété de nombreuses fois", dit-il. "J'ai pris ces décisions, ce sont mes erreurs. Je suis profondément désolé pour ce que j'ai fait".
    Depuis, il a été condamné à verser plusieurs millions de dollars à d'anciens sponsors s'estimant lésés par sa tricherie, jusqu'à l'accord amiable annoncé jeudi qui semble marquer la fin de ses déboires avec la justice.
    "Je suis heureux d'avoir résolu cette affaire et de pouvoir avancer dans ma vie", a repris l'Américain, qui risquait de perdre l'essentiel de sa fortune. Dans sa carrière, il aurait cumulé près de 125 millions de dollars grâce à ses primes de course, salaires et contrats de partenariat.
    Sa vie aujourd'hui justement semble être celle d'un homme apaisé, mais occupé. Avec ses cinq enfants, ses podcasts ("The Forward"), dans lesquels il reçoit auteurs, musiciens, sportifs, acteurs ou autres personnalités, semblent être sa principale fierté et connaissent un certain succès. Il cherche à y apparaître beaucoup plus sympathique dans son rôle d'animateur-intervieweur que durant sa carrière sportive.
    Toujours affûté, il court et pédale encore régulièrement, et a même participé récemment à une petite course de 24 heures à VTT en relais avec notamment son ami et ancien coéquipier George Hincapie, lui aussi convaincu de dopage.
    S'il a toujours ses sept maillots jaunes du Tour encadrés chez lui, Lance Armstrong ne veut plus vivre dans le passé: "Il y a une raison pour laquelle le pare-brise est plus gros que le rétroviseur", dit la page d'accueil de son compte Twitter.



  • Rien n’est encore joué à cinq journées de la fin du championnat
    Rien n’est encore joué à cinq journées de la fin du championnat
    La 26e journée du championnat national de football Maroc Telecom Pro 1 sera intéressante, aussi bien en haut qu’en bas du tableau, puisqu’en dehors du RAC qui a pratiquement mis un pied en D II, ni le vainqueur du titre ni l’autre reléguable ne sont encore connus.
    Etalée sur quatre jours, cette journée devait débuter vendredi par la rencontre opposant le CRA au RAC au stade Saniet Rmel à Tétouan.
    Pour ce qui est des matchs de samedi, le CAK reçoit l’OCS au stade municipal de Khénifra à partir de 16h. Un test difficile pour les locaux qui, avant-derniers  au classement, affronteront des Safiots qui ont le vent en poupe et qui aspirent à occuper la troisième place.
    A 20h, le WAC accueille le KACM au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les hommes de Benzarti n’auront d’yeux que pour la victoire facile face à un KACM qui a disputé son dernier match mercredi soir face au RCOZ et qui, malgré un résultat positif, peine toujours à voir le bout du tunnel.
    Dimanche, l’affiche du jour sera sans conteste la rencontre qui opposera le DHJ au Raja de Casablanca au stade El Abdi d’El Jadida à partir de 16h. Un match capital pour les deux clubs du fait qu’ils occupent pratiquement la même place au classement, avec 38 points pour les locaux et 37 pour leurs adversaires du jour. Une victoire de l’une ou l’autre des deux équipes les rapprochera du haut du tableau et constituera une motivation pour leurs parcours africains.
    A 16h également, la RSB reçoit l’AS FAR au stade municipal de Berkane. Même scénario puisque les coéquipiers de Kaâbi sont huitièmes avec 34 points alors que les visiteurs occupent la neuvième position avec 33 unités au compteur. Vainqueur en Coupe de la CAF mercredi dernier, la RSB cherchera à confirmer ce résultat et ce aux dépens de  l’AS FAR qui vient de se passer des services de l’entraîneur Abderrazzak Khairi et de désigner l’ex-joueur Bouhlal à sa place.
    A 18h, le MAT reçoit l’OCK au stade Saniet Rmel à Tétouan. Une belle affiche entre deux équipes  qui n’ont pas encore assuré leur maintien avec un MAT qui a enregistré plusieurs victoires lors des dernières journées et un OCK qui cherche, tant bien que mal, à limiter les dégâts.
    A 20h, une autre rencontre qui ne manque pas d’intérêt mettra aux prises le FUS avec le HUSA au stade El Moulay Hassan de Rabat. Les R’batis, quatrièmes au classement avec 39 points, comptent sur une victoire leur permettant de rejoindre leur adversaire du jour qui en compte 42. Toutefois, les hommes de Gammondi ne seront pas une proie facile. Prônant un jeu ouvert et offensif, ils tenteront eux aussi de remporter les trois points de la partie.
    Par ailleurs, la rencontre entre le RCOZ et l’IRT se jouera lundi à 16h au stade municipal de Oued Zem.
    Une sortie à hauts risques pour le club tangérois leader face à un Rapide Oued Zem en quête de points en vue de fuir la zone menant tout droit à la DII.

    Programme avec arbitres
    Samedi
    16h00 : CAK-OCS au terrain municipal à Khénifra (Karim Sabry)
    20h00 : WAC-KACM au Complexe Mohammed V à Casablanca (Samir Guezzaz)

    Dimanche
    16h00 : DHJ-RCA au terrain El Abdi à El Jadida (Hicham Tiyazi)
    16h00 : RSB-ASFAR au terrain municipal à Berkane (Mustapha Kechaf)
    18h00 : MAT-OCK au terrain Saniet Rmel à Tétouan (Taoufiq Gourar)
    20h00 : FUS-HUSA au terrain Prince Héritier Moulay El Hassan à Rabat (Mohamed Bellote)

    Lundi
    16h00 : RCOZ-IRT au terrain municipal à Oued Zem (Adil Zourak)



  • Le Polisario tire à balles réelles sur la MINURSO
    Le Polisario tire à balles réelles sur la MINURSO
    Entre le 2 et le 19 avril, les déclarations du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, concernant les mouvements de troupe des milices du Polisario dans la zone tampon ont pour le moins changé.
    Si au 2 avril, il avait déclaré, en réponse à une question qu’un journaliste lui a posée lors de point de presse quotidien : «Nos collègues de la MINURSO n’ont observé aucun mouvement d’éléments militaires dans la zone tampon» … «L’ONU continue d’observer de près la situation. Et je vais en rester là». Il n’a pas longtemps tergiversé puisqu’il a fini par avouer, dix sept jours plus tard, que «la MINURSO a fait savoir au Conseil de sécurité que le 16 mars, à proximité du site de la base d’opérations de Tifariti, des observateurs militaires de la MINURSO en service ont été stoppés par des membres armés du Front Polisario, par des coups de feu tirés en l’air. Après une brève discussion, les observateurs ont été autorisés à reprendre leur patrouille.  Le commandant local du Front Polisario a par la suite condamné l’action non autorisée des soldats impliqués et a indiqué que des mesures disciplinaires seraient prises».
    Entre ces deux dates, le Maroc n’est pas resté les bras croisés. En effet, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale s'est entretenu mercredi 4 avril avec le Secrétaire général de l'ONU à New York.
    Muni d'un lourd dossier contenant notamment les textes de l'accord de cessez-le-feu, de l'accord militaire numéro un, d'un échange entre S.M le Roi Hassan II et l'ancien Secrétaire général de l'ONU Javier Pérez de Cuéllar et d'une carte du découpage du Sahara dans le cadre des accords encadrant le processus de cessez-le-feu, le chef de la diplomatie marocaine a notamment remis un message écrit du Souverain à Antonio Guterres.
    Cette lettre a fait suite à un entretien entre S.M le Roi et le Secrétaire général de l'ONU au cours duquel le Souverain a fait part de sa  "crainte que la situation à Tifariti et Bir Lahlou ne s'enlise, et ne soit pas résolue comme ce fut le cas pour Guergarat". Le Souverain a également pointé la "responsabilité flagrante de l'Algérie" dans ce conflit.
    La part d'implication de l'Algérie dans le différend du Sahara a d’ailleurs été au cœur de la conférence de presse tenue par Nasser Bourita à l'issue de cette rencontre avec Antonio Guterres. "L'Algérie abrite et est un soutien diplomatique fort du Polisario. Vous le voyez vous-même, vous qui êtes dans les couloirs des Nations unies", a déclaré le ministre des Affaires étrangères à l'adresse des journalistes présents dans la salle, avant de se lancer dans une série de questions rhétoriques: "Qui bouge? Qui démarche pour le Polisario? Qui s'exprime pour le Polisario? Qui arme le Polisario? Qui le finance? Qui lui fournit des passeports ? Qui abrite leurs conférences ?".
    Autre point abordé lors de cette sortie devant la presse, les récents développements dans la région située à l'est du Mur de défense marocain. "L'ONU a parlé d'incursions militaires, mais nous parlons de constructions, de postes militaires et de chantage aux forces onusiennes", a affirmé Nasser Bourita en référence aux  récentes déclarations du porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.
    "Nous sommes venus avec des documents et des faits", a insisté le ministre avant de prendre de son dossier des photos aériennes montrant des constructions à Bir Lahlou et Tifariti. Des documents qui ont également été présentés au président du Conseil de sécurité et au secrétaire d'Etat américain par intérim la veille, lors d'une visite à Washington.
    Il ne pouvait donc y avoir d’autres sorties pour Stéphane Dujarric que d’avouer une vérité qu’il voulait maintenir secrète. Il a donc attendu le bon moment pour le faire. A savoir  la cérémonie d’hommage aux membres du personnel des Nations unies qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions entre juillet 2016 et fin 2017. Or la MINURSO a eu, elle aussi, à déplorer la mort des siens depuis 1991. Le rappeler aux parties concernées en ces temps où le Conseil de sécurité est en train de plancher sur le renouvellement de son mandat, c’est rappeler aussi que ses membres peuvent courir des dangers. Et notamment risquer de se faire tirer dessus à balles réelles et à n’importe quel moment. Les miliciens du Polisario l’ont fait le 16 mars et n’eût été la présence d’esprit et le calme des Casques bleus, le pire serait advenu. Les excuses du commandant de ces miliciens qui a promis aux membres de la mission onusienne que les responsables des tirs allaient être sanctionnés n’y changeront pas grand-chose. Les dissimulations du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU non plus.

    La Minurso refuse de rencontrer le Polisairo en dehors de Rabbouni
    La mission des Nations unies au Sahara (MINURSO) refuse de rencontrer les responsables du Polisario en dehors de Rabbouni, en Algérie, où de telles réunions se tiennent depuis toujours, a-t-on déclaré jeudi à l’Onu.
    “Depuis son arrivée fin décembre 2017, le Représentant spécial du secrétaire général, Colin Stewart, a préféré adhérer à la pratique de longue date de tenir de telles réunions à Rabbouni, en Algérie”, a déclaré le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric dans un point de presse.
    A noter que le Représentant spécial du secrétaire général a refusé de se déplacer à Bir Lahlou, comme le demandait la direction du front, qui cherche par cette manœuvre à tirer une certaine reconnaissance de l’Onu, et à tromper la communauté internationale sur le véritable statut de la zone située à l’est du dispositif de défense.

     



  • Eva Longoria reçoit son étoile à Hollywood
    Eva Longoria reçoit son étoile à Hollywood
    L'actrice Eva Longoria, célèbre pour son rôle dans la série "Desperate Housewives", a reçu une étoile sur la Promenade de la Célébrité à Hollywood, estimant que chaque fois qu'un Latino obtient une récompense c'"est une victoire pour toute la communauté".
    "La représentation (des minorités), c'est important. Alors à chaque fois qu'un Latino a une étoile sur le Walk of Fame (Promenade de la Célébrité), c'est une nouvelle victoire pour la communauté", a déclaré à l'AFP la star de 43 ans, née au Texas dans une famille modeste.
    L'actrice, réalisatrice, productrice et scénariste a reçu son étoile accompagnée par son mari le millionnaire mexicain José Baston - ex-président de la chaîne Televisa - et d'autres célébrités comme le chanteur portoricain Ricky Martin ou Felicity Huffman, qui jouait avec elle dans "Desperate Housewives".
    "C'est très important pour moi d'être ici, que les gens viennent voir l'étoile et se disent que vous pouvez y arriver si vous travaillez dur", a ajouté la comédienne qui recevait cette distinction dans le cadre de la promotion d'"Overboard", son dernier film.
    Dans cette comédie loufoque, elle partage l'affiche avec Anna Faris, également présente à la cérémonie. Lors d'une allocution pendant la cérémonie qui s'est déroulée sur Hollywood Boulevard, Eva Longoria, dont la robe noire moulante laissait voir les formes rebondies de femme enceinte (elle attend son premier enfant), a affirmé qu'elle se sent "encore une petite fille de Corpus Christi, au Texas, qui avait de grands rêves et de grands cheveux. En tant que femme et hispanique, je représente beaucoup de communautés et je veux leur dire que ceci n'est pas mon étoile, c'est notre étoile".
    Celle qui est considérée comme une figure de proue des actrices "latinas" à Hollywood a des origines mexicaines lointaines, remontant à neuf générations.
    Eva Longoria est devenue célèbre au tournant des années 2000 avec son personnage de Gabrielle Solis, une épouse latina sexy et capricieuse dans "Desperate Housewives", qui lui a valu une nomination aux Golden Globes.
    Elle fut productrice exécutive de l'éphémère série sur NBC "Telenovela" -sur une actrice de séries télés hispaniques qui ne parle pas espagnol - et a également réalisé des épisodes des séries "Black-ish" et "Jane the Virgin".
    Hors écran, la diplômée d'études chicanos (sur les Mexicains-Américains) de l'Université CalState Northridge, est une active militante démocrate.
    Eva Jacqueline Longoria Baston a été précédemment mariée à la star de basket-ball française Tony Parker et à l'acteur Tyler Christopher.



  • Les spécialistes de la médecine physique et de réadaptation en conclave à Casablanca
    Les spécialistes de la médecine physique et de réadaptation en conclave à Casablanca
    La Société marocaine de médecine physique et de réadaptation (SOMAREF) organise, les 21 et 22 courant à Casablanca, son 19ème Congrès national, sous le thème «La douleur et les troubles fonctionnels du sujet âgé». Le but  de cet évènement qui s’inscrit dans le cadre de la formation continue étant de contribuer à faire connaître et à faire évoluer la discipline afin qu’elle acquière la place qu’elle mérite. A cette occasion, des experts marocains échangeront avec leurs homologues européens et maghrébins sur de nombreux thèmes liés à leur spécialité dont l’évaluation gériatrique standardisée en médecine physique et de réadaptation, la pathologie de l’immobilité chez la personne âgée, l’activité physique adaptée chez la personne âgée, ou encore les  troubles urinaires et la nycturie du sujet âgé.  Au programme de cette manifestation, figurent également des ateliers pratiques d’échographie articulaire et musculaire à visée diagnostique et interventionnelle ainsi que des ateliers d’analyse quantifiée de la marche utilisant des techniques de pointe.
    La SOMAREF dédie cette manifestation scientifique aux nouveautés en matière de prise en charge des personnes âgées en raison de «la problématique du maintien de l’autonomie de nos seniors qui est devenue une vraie préoccupation de tous les acteurs du système de santé marocain et notamment des médecins spécialistes en MPR», expliquent les organisateurs dans un communiqué avant de mettre en lumière la baisse progressive des effectifs des jeunes dans la population marocaine à cause de la diminution de la fécondité. «La population âgée de 15 à 59 ans devra s’accroître dans les prochaines décennies, passant de 20,5 millions en 2010 à 24,9 millions en 2040», précisent-ils.
    Pour ceux qui ne le savent pas, la médecine physique et de réadaptation (MPR) est une spécialité qui fait appel à de nombreux professionnels pour offrir une prise en charge multidisciplinaire et optimale du handicap. Le médecin spécialiste en MPR est donc, en quelque sorte, le chef d’orchestre de la prise en charge du patient, en termes de réadaptation. Il établit un diagnostic, conçoit et supervise les programmes de rééducation et de réadaptation et fait appel, selon les besoins, à de nombreux intervenants tels que les kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, orthoprothésistes, domoticiens, ou moniteurs de sport. Mal connue, la MPR joue pourtant un rôle de premier plan en cas de handicap, puisqu’elle s'occupe de toutes les affections qui compromettent la mobilité et prend en charge une gamme très variée de maladies : hernie discale, lombalgies, canal lombaire étroit, scoliose, polyarthrite rhumatoïde, lupus, déficits provoqués par un accident ou faisant suite à une chirurgie...  Il s’agit, en effet, d’une discipline indispensable pour l’amélioration de la qualité de vie des patients souffrant de séquelles fonctionnelles après un accident ou suite à une maladie. Elle contribue également à la diminution et à la réduction des conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques des déficiences et des incapacités propres à chaque patient.
    Au Maroc, cette discipline a été officiellement reconnue en 1994, deux ans après la création de la SOMAREF. Actuellement, une centaine de spécialistes exercent sur le territoire national contre environ 500 en Algérie et 3 000 en France, ce qui est loin de couvrir les besoins. Les centres de médecine physique, de rééducation et de réadaptation sont également très peu nombreux dans le Royaume puisque cette discipline souffre d’un manque de reconnaissance et reste souvent assimilée à la pratique de la kinésithérapie.



  • Challenge franco-marocain de l’entrepreneuriat à Casablanca
    Challenge franco-marocain de l’entrepreneuriat à Casablanca
    Le 4 et le 5 mai prochain, Casablanca accueillera la seconde édition du Challenge franco-marocain de l’entrepreneuriat. Cette compétition organisée conjointement par l’ambassade de France au Maroc, l’Institut français, ainsi qu’Emlyon business school campus Casablanca, hôte du challenge et France Alumni Maroc, sera l’occasion rêvée pour les 60 étudiants issus de 30 écoles marocaines et françaises d’ingénieurs, de commerce, d’architecture, mais aussi de sciences politiques et des doctorants du programme CIFRE, de plonger dans le grand bain de l’entrepreneuriat.
    Car le Challenge, qui vise d’une part à consolider les liens entre le monde économique, les établissements d’enseignement supérieur et le monde de la recherche, a d’autre part pour but de renforcer la relation entre la France et le Maroc. De plus, ce Challenge symbolise avant tout une inestimable opportunité pour les participants, afin de s’habituer à travailler en équipe, avec des personnes de divers horizons et cultures, d’autant plus que cette opportunité jalonnera sans aucun doute leur carrière future, au regard de la mondialisation qui définit le modèle économique planétaire d’aujourd’hui.  
    Pour rentrer dans le vif du sujet, les challengeurs seront répartis en une douzaine d’équipes composées de 5 participants. Chacune d’entre elles aura pour objectif de simuler la création d’un projet d’entreprise, lequel devra graviter autour d’un des quatre thèmes proposés. Le premier sera dédié au «IA for business», à savoir le traitement des grandes bases de données, la robotisation ou la réalité augmentée. Le second, quant à lui, sera axé sur les villes durables et s’attachera à des sujets tels que la gestion des déchets, l’efficacité énergétique, la smart city, le transport d’avenir et les énergies renouvelables. Le thème du développement social sera également abordé à travers la gestion des invendus, l’économie collaborative, l’économie solidaire et sociale, au même titre que celui des nouveaux services à la personne, à l’instar de l’alimentation, les attentes liées à l’évolution des modes de vie, ainsi que le sport et la santé. L’ensemble sera mû par un objectif commun, celui de créer des projets dans le cadre du développement durable et économique du Royaume.
    Le Challenge se déroulera en trois phases distinctes. La première qui a d’ores et déjà débuté le 3 avril courant, a permis aux équipes de se pencher sur leurs projets. Les 4 et 5 mai représentent les dates de la seconde phase. Celle-ci a pour dessein de réunir les équipes dans un lieu commun afin de convaincre les jurés en présentant les différents projets, dans le but de décrocher l’un des quatre tickets pour la phase finale. Elle se déroulera le 5 mai au soir, dans un hôtel huppé de la capitale économique en présence d’invités de prestige à l’image du champion olympique Hicham El Guerrouj.
    Pour en arriver à cette fin glorieuse, les équipes seront en amont et dès la première phase, encadrées par des coachs et animateurs d’atelier dont certains ont participé à l’édition précédente. Un coup de pouce plus que bienvenu, car, le jury, qui sera notamment constitué de fins connaisseurs du sujet, dont Said Amzazi, ministre de l’Eduction nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique mais également, des représentants des nombreux partenaires de l’évènement, sera difficile à convaincre.
    Dans un élan de fair-play, l’ensemble des équipes finalistes seront primées. Des prix auxquels s’additionnera un spécial Alumni destiné à l’équipe arrivée en 5ème position.
    En somme, bien au-delà de l’esprit de compétition, les 48 heures du Challenge, représenteront une formidable opportunité, dans le sens où elle sera l’équivalent d’un condensé de formations courtes dispensées par des professionnels de l’entrepreneuriat.



  • Thierry Ardisson : “Je suis vénal, j’aime l’argent”
    Thierry Ardisson : “Je suis vénal, j’aime l’argent”
    Dans son édition du 15 avril, le Journal du dimanche croque le portrait de Thierry Ardisson dans un long article intitulé "Le parrain du PAF". L'occasion d'en savoir plus sur le business de l'animateur et producteur. En effet, l'homme en noir ne se contente pas d'animer chaque semaine Salut les Terriens ! et Les Terriens du dimanche !sur C8. Il est aussi producteur. Associé depuis plusieurs années avec Stéphane Simon (Téléparis), il produit notamment Le Cercle sur Canal+, mais aussi La Nuit des Molières ou La Zygel Académie sur France 2.
    Et ce n'est pas tout. Désireux de se faire un nom au cinéma, Thierry Ardisson a fondé la société Nolita Cinema avec Maxime Delauney et Romain Rousseau en 2012. Après Il a déjà tes yeux, de Lucien Jean-Baptiste, et Les Souvenirs, de Jean-Paul Rouve, l'homme en noir veut produire un film autour du Palace, dont le scénario vient d’être remis à Canal+. Fan de Breaking Bad et The Leftovers, il planche aussi sur deux séries : Road to Nirvana, sur les années Flower Power, et Talk-show, un Dix pour cent dans l’univers de la télévision.
    Dans ce portrait du JDD, qui a interviewé Thierry Ardisson et plusieurs de ses proches et collaborateurs, l'animateur dévoile aussi ses revenus. Celui qui a fêté ses 69 ans en janvier dit gagner "entre 15.000 et 20.000 euros par mois". Une coquette somme qu'il assume. "Si je fais trop de télé au détriment d’activités plus nobles, c’est que je suis vénal, j’aime l’argent", confie-t-il, ajoutant avec humour : "Etre vieux, c’est chiant, mais être vieux et pauvre, c’est pire."



  • Nasser Bourita : Le nouveau protocole de pêche UE-Maroc doit tenir compte des intérêts supérieurs du Royaume qui ne sont pas négociables
    Nasser Bourita : Le nouveau protocole de pêche UE-Maroc doit tenir compte des intérêts supérieurs du Royaume qui ne sont pas négociables
    Le nouveau protocole de partenariat Maroc-UE dans le domaine de la pêche doit tenir compte des intérêts supérieurs du Royaume qui ne sont pas négociables notamment son intégrité territoriale, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.
    L'intégrité territoriale et l'unité nationale du Maroc ne sont pas sujet à négociation ou un compromis, a souligné le ministre lors d'une rencontre entre le Maroc et l'UE dédiée au lancement des discussions en vue du renouvellement du protocole de pêche qui arrive à échéance le 14 juillet.
    “Autant le Maroc est attaché à son partenariat avec l'UE, autant il est clair par rapport à ces lignes rouges lorsqu'il s'agit de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale”, a insisté le ministre.
    Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette réunion, M. Bourita a indiqué que les négociations autour de l'accord de pêche se déroulent cette fois-ci dans un contexte très particulier marqué notamment par des “attaques externes contre ce partenariat et par des manœuvres judiciaires menées par certaines parties pour le dévier de son chemin et de ses objectifs”.
    Il a en outre ajouté que l'ouverture des négociations reflète l'adhésion totale de l'Union européenne et de ses Etats membres à la préservation et au renforcement du partenariat global Maroc-UE.
    Après avoir rappelé que la coopération entre le Maroc et l'UE dans le domaine de la pêche ne date pas d'hier, le premier accord ayant été conclu en 1988, M. Bourita a émis le voeu de voir les deux parties conclure les négociations dans les plus brefs délais en mettant à contribution leur expérience de 30 ans dans ce domaine fondamental de leur partenariat.
    Le ministre a souligné à cet égard que le Maroc aborde ces négociations par un référentiel très clair, des positions très précises et par une vision bien définie, insistant sur le fait que le Royaume tient tant à son partenariat avec l’UE qui est “stratégique et fondamental” qu'au “respect de son intégralité territoriale et de son unité nationale qui ne peuvent aucunement faire l’objet de négociations ou de compromis, parce qu’elles constituent un des éléments de l’unanimité du peuple marocain derrière SM le Roi Mohammed VI”.
    M. Bourita a également émis le souhait que la conclusion d'un nouveau protocole de partenariat dans le domaine de la pêche permettra au Maroc et à l'UE de se projeter rapidement dans une relation encore plus forte et de reprendre les négociations qui sont en veille sur des sujets aussi importants que le commerce, la sécurité et la migration.
    Pour sa part, le ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, a émis le voeu de voir les négociations entre le Maroc et l'UE aboutir le plus rapidement possible à un nouveau protocole de partenariat dans le domaine de la pêche, relevant que les deux parties s'appuieront lors des négociations sur une expérience réussie de 30 années de coopération dans ce domaine stratégique. "Le Maroc et l'UE vont démarrer une nouvelle phase et j’espère que les négociations vont déboucher sur un accord mutuellement bénéfique qui respecte les engagements des deux parties", a-t-il ajouté. M. Akhannouch s'est également félicité des résultats des précédents protocoles de pêche qui ont permis au Maroc de réaliser d'importants investissements en infrastructures et de soutenir la mise en oeuvre du Plan Halieutis, la nouvelle stratégie de développement du secteur halieutique au Maroc.



  • Taylor Swift reprend “September”
    Taylor Swift reprend “September”
    La chanteuse américaine Taylor Swift a dévoilé deux nouvelles versions de deux titres bien connus : "Delicate" et le tube planétaire "September" du célébrissime groupe Earth, Wind and Fire.
    L'interprète de "Shake It Off" donne une nouvelle allure, plus country, au morceau bien connu des amateurs des années 1970 "September" d'Earth, Wind and Fire.
    Le morceau a été enregistré à Nashville dans les studios de la Tracking Room dans le cadre des "Spotify Singles".
    Taylor Swift a aussi enregistré une autre version de son single "Delicate", issu de son dernier album "Reputation". Celui-ci est sorti en novembre 2017.



  • L'art hassani, un pilier de la diplomatie parallèle au service de la cause nationale
    L'art hassani, un pilier de la diplomatie parallèle au service de la cause nationale
    Des participants à une conférence, tenue mercredi à Rabat, ont souligné la nécessité de faire de l'art hassani un pilier de la diplomatie parallèle, au service de la cause nationale.
    Les chantiers de développement ouverts dans les différentes régions du Sud du Royaume présentent un espace propice à même d'inspirer l'artiste sahraoui et contribuer au rayonnement de la composante hassanie, ont-ils indiqué, lors d'une rencontre organisée par la Ligue des musiciens hassanis pour le patrimoine et le développement social à Laâyoune.
    La Haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI entoure la population des régions du Sud, à l'instar des autres régions du Royaume, incite à promouvoir l'art et le patrimoine hassanis qui constituent une composante essentielle de la culture marocaine, ont précisé les intervenants, réitérant leur attachement à l'intégrité territoriale du Royaume, notamment après l'escalade dangereuse et provocatrice de l'entité fictive. De même, les participants ont mis en exergue le rôle de l'art dans le soutien des efforts diplomatiques officiels, relevant la nécessité de veiller à la préservation du patrimoine hassani, dont une grande partie repose sur la transmission orale.
    Le président de la Ligue des musiciens hassanis pour le patrimoine et le développement social, Ham Zaiar, a quant à lui indiqué que l'artiste sahraoui constitue un pilier fondamental dans toute politique visant la protection de la culture hassanie, relevant l'impératif de le mettre au service de la défense de la cause nationale. Il a, également, souligné la nécessité d'accompagner l'artiste sahraoui en vue de l'encourager à produire des œuvres au contenu significatif, rappelant que le discours du Souverain à l'occasion du 42ème anniversaire de la Marche Verte a mis en avant les défis auxquels fait face l'art hassani, tout en proposant des solutions à même de protéger et faire connaître la culture hassanie grâce à des structures et des services culturels mis en place à cet effet, en encourageant les initiatives et les manifestations artistiques qui contribuent à son rayonnement et en rendant hommage aux artistes, aux intellectuels et aux créateurs qui en sont les vecteurs.



  • L’organisation basque ETA demande pardon à ses victimes
    L’organisation basque ETA demande pardon à ses victimes
    L'organisation basque ETA a pour la première fois vendredi demandé "pardon" à ses victimes, préambule à la dissolution unilatérale du groupe séparatiste, l'un des plus anciens à mener une lutte armée en Europe.
    "Nous sommes conscients d'avoir provoqué durant cette longue période de lutte armée beaucoup de douleur et des dommages irréparables", écrit l'ETA (Euskadi Ta Askatasuna ou Patrie et Liberté en français) dans un communiqué historique pour l'Espagne.
    "Nous voulons manifester notre respect aux morts, aux blessés et aux victimes des actions de l'ETA (...) Nous le regrettons sincèrement", poursuit l'organisation dans ce texte publié presque 60 ans après sa création en 1959.
    Le communiqué s'adresse ensuite directement aux "victimes qui n'avaient pas de participation directe au conflit", c'est-à-dire ces civils qui n'étaient ni élus, ni policiers, ni gardes civils, et leur demande pardon plus directement: "Nous demandons pardon à ces personnes et à leurs familles. Ces mots ne résoudront pas ce qui s'est passé ni n'atténueront tant de douleur. Nous le disons avec respect, sans vouloir provoquer plus d'affliction".
    Cette demande de pardon et la dissolution à venir, permettrant, espèrent les proches de détenus membres de l'ETA, une évolution de la politique pénitentiaire de l'Espagne et de la France, passant par un rapprochement des détenus dans des prisons près de chez eux et des libérations conditionnelles pour ceux n'ayant pas commis de crimes de sang. La fin de l'ETA pourrait aider aussi la gauche séparatiste basque, qui affronte de nouvelles élections municipales en 2019.
    L'ETA, créée en pleine dictature franquiste, a tué 829 personnes au nom de son combat pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre, selon les autorités.
    Elle a aussi fait des milliers de blessés dans des attentats à la bombe au Pays basque, dans le reste de l'Espagne et en France, orchestré des enlèvements, racketté des chefs d'entreprise, des actions qui se sont intensifiées dans les années 1980 et 1990, après le retour de la démocratie en Espagne.
    Cette période sombre, marquée par des actions presque quotidiennes, s'est accompagnée d'exécutions extrajudiciaires et de tortures contre des membres de l'ETA et des sympathisants attribués à des commandos parapoliciers.
    Jamais l'organisation n'avait présenté des regrets de cette nature.
    Mais son communiqué n'évoque que des "regrets" (et pas une demande de pardon) pour les victimes impliquées dans ce qu'elle qualifie de "conflit", comme les Gardes civils ou les policiers.
    "Je trouve honteux et amoral que l'on fasse cette distinction entre ceux qui méritaient une balle dans la nuque, la bombe sous la voiture et ceux qui ont été victimes par hasard", a réagi Maria del Mar Blanco, de l'Association des victimes du terrorisme (AVT).
    Ce communiqué "ne répond absolument pas à nos attentes", a ajouté cette élue du Parti populaire (PP) dont le frère, Miguel Angel Blanco, fut tué en 1997 après un enlèvement suivi par toute l'Espagne.
    L'association exige aussi que l'ETA assume ses "responsabilités individuelles" de sorte que les crimes non résolus puissent être éclaircis.
    Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, qui a systématiquement refusé, depuis 2011, toute négociation avec le groupe armé et exigé sa dissolution sans contrepartie, a pour sa part célébré la victoire de l'Etat de droit.
    "Ce n'est qu'une nouvelle conséquence de la force de l'Etat de droit qui a vaincu l'ETA avec les armes de la démocratie", déclare-t-il dans un communiqué. "Cela fait très longtemps que l'ETA aurait dû demander pardon".
    Le gouvernement estime "bien" que l'ETA demande pardon, "parce que les victimes, leur mémoire et leur dignité ont été déterminantes dans la défaite de l'ETA".
    Après plusieurs tentatives infructueuses de négociations et alors que la société basque condamnait de plus en plus ouvertement cette violence, l'organisation a renoncé à la lutte armée en octobre 2011. Elle a déposé les armes en 2017 en remettant une liste de caches à la justice française.
    L'ETA compte environ 300 membres emprisonnés en France, en Espagne et au Portugal, 85 à 100 en fuite et une douzaine de personnes "expulsées par la France, sans papiers, vers l'Afrique ou l'Amérique latine" selon le Forum social, organisation proche des familles de prisonniers.
    Selon le groupe international de contact (GIC), composé d'experts en résolution de conflit, associé au processus de dissolution, l'annonce de sa disparition devrait se produire au début du mois de mai.



  • Le procès en appel de Karadzic s'ouvre à La Haye
    Le procès en appel de Karadzic s'ouvre à La Haye
    Le procès en appel contre l'ex-dirigeant des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, condamné en 2016 à 40 ans de prison pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, s'ouvre lundi devant la justice internationale à La Haye.
    Après la mort, dans sa cellule de prison, de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic, l'ex-psychiatre est désormais le plus haut responsable à être jugé pour des crimes commis pendant les guerres sanglantes de Bosnie.
    Reconnaissable à sa mèche indomptable, Radovan Karadzic était le président de l'entité des Serbes de Bosnie, la Republika Srpska, lors du conflit dans les Balkans, qui a fait plus de 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995.
    Aujourd'hui âgé de 72 ans, il se trouve depuis 2009 derrière les barreaux du quartier pénitentiaire des Nations unies dans les dunes de La Haye, où il cohabite notamment avec son alter ego militaire: le "Boucher des Balkans", Ratko Mladic, condamné à la perpétuité en novembre.
    L'audience en appel, demandée tant par la défense que par l'accusation, se déroulera sur deux jours devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
    Un temps fugitif le plus recherché du continent européen, Radovan Karadzic a échappé à la justice internationale pendant près de 13 ans, se cachant sous les traits d'un spécialiste de médecine alternative, arborant une barbe blanche nourrie.
    Il est arrêté en 2008. Son procès s'ouvre en 2009 et se termine cinq ans plus tard, après 497 jours d'audience et l'audition de 586 témoins.
    L'accusation avait requis la prison à vie à l'encontre de celui qui reste pour beaucoup de Serbes un "héros".
    En mars 2016, les juges du TPIY l'ont reconnu coupable de génocide pour le meurtre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995, le pire massacre commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
    M. Karadzic a également été condamné pour des persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment lors du siège de Sarajevo, qui dura 44 mois et tua 10.000 personnes, et pour des camps de détention aux "conditions de vie inhumaines".
    Son but, selon les juges, était de diviser la Bosnie. En s'emparant de plusieurs municipalités, ses troupes avaient "sélectionné leurs victimes sur la base de leur identité de musulman ou de Croate", ont-ils affirmé.
    Après lecture du verdict, qu'il avait qualifié de "monstrueux", Radovan Karadzic était sorti de ses gonds, estimant que les juges "l'ont présumé coupable" alors qu'il est "complètement innocent".
    L'ancien dirigeant serbe avait d'ailleurs fait sa valise avant le jugement en première instance, tant il était persuadé de pouvoir retrouver sa terre natale en homme libre avant la tombée de la nuit.
    Mais ses plans ont été contrecarrés par le juge O-Gon Kwon, voyant en l'accusé le "fer de lance des structures militaires, politiques et gouvernementales" des Serbes de Bosnie.
    Les juges ont néanmoins décidé qu'ils manquaient des preuves pour affirmer, hors de tout doute raisonnable, qu'un génocide avait été commis dans sept autres municipalités de Bosnie. M. Karadzic a donc été acquitté du premier des deux chefs d'accusation pour génocide.
    Après avoir demandé une condamnation à vie, le procureur du TPIY Serge Brammertz a fait appel, estimant la peine de 40 années de détention insuffisante.
    Selon les juges, le massacre de Srebrenica s'inscrivait dans le cadre d'un "nettoyage ethnique" planifié par un trio à l'issue du démantèlement de la Yougoslavie: Radovan Karadzic, le général Ratko Mladic et Slobodan Milosevic.
    Le dernier étant décédé, la justice internationale poursuit son avancée dans l'histoire pour tourner une douloureuse page émaillée de crimes en ex-Yougoslavie.



  • Le SIAM, une occasion pour donner “une image réelle” de l’agriculture marocaine
    Le SIAM, une occasion pour donner “une image réelle” de l’agriculture marocaine
    Le Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), qui souffle cette année sa 13ème édition, est l’occasion de donner “une image réelle” de l’agriculture marocaine, a affirmé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch.
    Le SIAM constitue désormais un rendez-vous annuel pour les agriculteurs de s’informer des nouveautés dans le domaine agricole afin d’améliorer, valoriser et commercialiser leurs produits, a indiqué M. Akhannouch à la presse, en marge d’une visite, mercredi à Meknès, pour s’informer de l’état d’avancement des préparatifs pour la 10ème édition des Assises de l’Agriculture et la 13ème édition du SIAM, qui se dérouleront du 23 au 29 avril courant dans la cité ismaélienne.  Ce Salon, rapporte la MAP, l’un des plus grands événements de l’Afrique dédiés à l’agriculture et aux opérateurs du secteur, ambitionne cette année d’attirer plus de 800.000 visiteurs, a souligné le ministre qui était accompagné lors de cette visite du gouverneur de la préfecture de Meknès, Abdelghani Sebbar.
    Les Pays-Bas qui sont dotés d’un réseau logistique de premier plan et représentent l’une des places centrales du commerce européen et mondial pour les produits agricoles, seront l’invité d’honneur de cette édition, a-t-il rappelé.
    De son côté, le commissaire du SIAM, Jaouad Chami a souligné que les préparatifs vont bon train pour garantir le bon déroulement de cette messe de l’agriculture nationale, notant que le Salon a doublé sa superficie au niveau de tous les pôles.
    La 13ème édition du SIAM connaîtra la participation de 70 pays étrangers et l’organisation de 32 colloques qui seront animés par des experts et chercheurs marocains et étrangers, a précisé M. Chami.
    Ce Salon initié cette année sous le thème “Logistique et marchés agricoles “, sera déployé sur une superficie de 180.000 m² dont 87.000 couverts.
    «Le SIAM qui devrait accueillir plus de 1.400 exposants est organisé autour de 9 pôles à savoir le “Pôle Régions”, le “Pôle Sponsors et Institutionnels”, “le Pôle International”, “le “Pôle Agro-fourniture”, “le Pôle Nature et Vie”, “le Pôle Produits”, “le Pôle Produits du Terroir”, “le Pôle Elevage “ et “le Pôle Machinisme”».



  • Wenger-Arsenal : The end
    Wenger-Arsenal : The end
    Le Français Arsène Wenger a annoncé vendredi qu'il quitterait son poste d'entraîneur au sein du club londonien d'Arsenal à la fin de la saison, à l'issue de sa 22e année à la tête de l'équipe de Premier League.
    "Après un examen attentif et après discussion avec le club, je pense que c'est le bon moment pour moi de me retirer à la fin de la saison", a déclaré l'entraîneur dans un communiqué publié sur le site du club, à qui il déclare son "amour et (son) soutien pour toujours".
    "J'ai géré le club avec un engagement et une intégrité totale", affirme le technicien d'origine alsacienne de 68 ans, qui "exhorte les fans à soutenir l'équipe pour finir en beauté".
    L'actionnaire majoritaire du club, Stan Kroenke, a salué "la classe inégalée" de son entraîneur, mettant en avant sa longévité et sa régularité au plus haut niveau. Ces qualités "ne seront jamais égalées", a-t-il souligné, rapporte l’AFP.
    Arsène Wenger est l'entraîneur de Premier League en poste depuis le plus longtemps.
    Illustre inconnu de la presse britannique et des fans du club à son arrivée en 1996, Arsène Wenger est parvenu, en deux décennies, à faire d'Arsenal l'un des clubs de tout premier ordre du championnat britannique, et important sur la scène européenne. C'est également sous son règne que le club a inauguré son nouveau stade, l'Emirates Stadium.
    Il a notamment remporté trois titres de champion d'Angleterre, dont un à l'issue d'une saison sans défaite, et sept victoires en FA Cup. Arsenal a également participé, pendant vingt années consécutives, à la Ligue des champions, la reine des compétitions européennes, atteignant la finale en 2006, perdue contre Barcelone. Le club a également atteint une finale de ce qui était alors la Coupe de l'UEFA en 2000, également perdue contre le club turc de Galatasaray.
    Sa légitimité à la tête de l'équipe avait été remise en cause ces derniers mois, particulièrement suite à la non qualification d'Arsenal pour la Ligue des champions pour cette saison, une première depuis 20 ans.
    Arsenal reste néanmoins en course en Europa League, où il est opposé en demi-finales à l'Atlético Madrid.
    Le club est actuellement sixième de Premier League et semble distancé dans la course aux places qualificatives pour la Ligue des champions en championnat. Il ne peut plus guère espérer se qualifier en C1 que s'il remporte l'Europa League.



  • Les sanctions de la commission de discipline
    Les sanctions de la commission de discipline
    La commission centrale de discipline de la Fédération Royale marocaine de football (FRMF) s'est réunie mardi 17 avril 2018 et a pris les décisions suivantes:

    En Botola Maroc Telecom D1:
    - Suspendre Zakaria Hadraf, joueur du Raja Athletique club (RCA) pour un match (Art. 2-53 du code disciplinaire).
    - Suspendre Youssef Benali, joueur du Chabab Rif Al Hoceima (CRA) pour un match (Art.2-53 du code disciplinaire).
    - Amende de 2.000 dhs à l'encontre de l'Olympic club de Safi après que ses joueurs aient écopé de cinq avertissements lors du match face à l'AS FAR pour le compte de la 25e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 2.000 dhs à l'encontre du CRA après que ses joueurs aient écopé de trois avertissements et une expulsion lors du match face à la Renaissance sportive Berkane (RSB) pour le compte de la 25e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 2.000 dhs à l'encontre du Fath Union Sport de Rabat après que ses joueurs aient écopé de quatre avertissements lors du match face à l'Ittihad Riadi de Tanger (Art. 89 du code disciplinaire).
    - Amende de 2.000 dhs à l'encontre du RCA après que ses joueurs aient écopé de quatre avertissements lors du match face au Wydad Athletic club pour le compte de la 25e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 2.000 dhs à l'encontre de la RSB après que ses joueurs aient écopé de cinq avertissements lors du match face au CRA pour le compte de la 25e journée (Art.89 du code disciplinaire).

    En Botola Maroc Telecom D2:
    - Suspension de Youssef Sektioui, joueur du Moghreb de Fès (MAS) pour deux matchs fermes (Art.85 du code disciplinaire).
    - Amende de 1.500 dhs à l'encontre du Raja de Béni Mellal après que ses joueurs aient écopé de cinq avertissements lors du match face au MAS pour le compte de la 27e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 1.500 dhs à l'encontre du Wydad de Fès après que ses joueurs aient écopé de quatre avertissements lors du match face à la Jeunesse Sportive Kasbat Tadka pour le compte de la 27e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 1.500 dhs à l'encontre de l'Ittihad Zemmouri de Khemisset (IZK) après que ses joueurs aient écopé de cinq avertissements lors du match face à la Jeunesse Massira (JSM)  pour le compte de la 27e journée (Art.89 du code disciplinaire).
    - Amende de 1500 dhs à l'encontre de la JSM après que ses joueurs aient écopé de cinq avertissements lors du match face à l'IZK pour le compte de la 27e journée (Art.89 du code disciplinaire).