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  • Madrid décidé à empêcher le retour de Puigdemont en Espagne
    Madrid décidé à empêcher le retour de Puigdemont en Espagne
    Le ministre espagnol de l'Intérieur a assuré mardi que les forces de l'ordre étaient sur le qui-vive "partout" dans le pays pour empêcher que l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont rentre incognito "en hélicoptère, ULM ou bateau" voire "dans le coffre d'une voiture".
    Carles Puigdemont, exilé en Belgique depuis fin octobre, brigue à nouveau la présidence de sa région mais risque d'être arrêté et placé en détention provisoire pour "rébellion", "sédition" et "malversation de fonds" s'il rentre en Espagne.
    Interrogé sur la possibilité qu'il passe la frontière incognito pour se faire investir président par le parlement catalan, le ministre a répondu à la télévision publique espagnole TVE: "Nous travaillons pour que ça ne puisse pas se produire, aux frontières et à l'intérieur des frontières, partout".
    "Nous allons faire en sorte qu'il ne puisse pas entrer (au parlement), pas même dans le coffre d'une voiture", a dit M. Zoido, s'avouant "très préoccupé parce qu'on ne sait pas à quoi s'attendre avec une personne ayant une telle conduite".
    Avec des experts de la Garde civile et de la Police nationale, "nous allons travailler intensément - matin, midi et soir" pour qu'il ne puisse entrer en secret, a-t-il insisté.
    Le ministre a souligné que "la frontière à couvrir est très étendue", traversée de grandes voies et de chemins ruraux et qu'"on peut entrer en hélicoptère, en ULM, en bateau", etc.
    Le ministre a accusé M. Puigdemont d'avoir "monté un cirque" depuis l'étranger, en assurant que "le poids de la justice allait retomber sur lui aussi", en référence aux trois députés indépendantistes déjà emprisonnés.
    "Il est en situation de rébellion, il fuit la justice espagnole et ce n’est pas lui qui détermine la suite des évènements", a dit le ministre, alors que tout le pays attend de savoir si M. Puigdemont entend réellement être investi et comment.
    Les juristes du parlement catalan ont déjà "dit qu'une investiture par voie télématique n'est pas possible", a souligné M. Zoido.
    "Qu'il se rende et sinon, qu'un autre soit candidat à la présidence" du gouvernement catalan, a-t-il souhaité.
    Ce ministre avait récemment fait les gros titres de la presse en reconnaissant que l'administration espagnole ne savait toujours pas vraiment comment les urnes - tant recherchées par les forces de l'ordre - avaient pu être acheminées partout en Catalogne pour le référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre.
      L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont, officiellement désigné candidat à la présidence de la Catalogne, a dénoncé lundi depuis le Danemark "l'autoritarisme" de Madrid, assurant que son camp formerait "bientôt" un gouvernement.
    Le nouveau président du Parlement régional Roger Torrent a confirmé lundi matin qu'il proposerait à la chambre la candidature de Carles Puigdemont pour diriger à nouveau la Catalogne, région de 7,5 millions d'habitants qu'il avait menée au bord de la rupture avec l'Espagne.
    Une candidature "absolument légitime", en dépit de la situation personnelle et judiciaire de M. Puigdemont, selon M. Torrent.
    L'annonce a été faite moins de trois mois après la proclamation d'une "République catalane" mort-née, suivie par la destitution du gouvernement et la prise de contrôle de la région par Madrid.
    Si Carles Puigdemont était investi, l'article 155 (de la Constitution espagnole), ayant permis de placer la Catalogne sous tutelle, continuera à s'appliquer, a prévenu le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.
    "Prétendre être le président du gouvernement catalan en étant à Bruxelles est illégal", a-t-il affirmé samedi.
    M. Puigdemont a fui en Belgique le 30 octobre. S'il rentrait en Espagne, il serait immédiatement placé en détention, dans une enquête pour "rébellion", "sédition" et "malversations de fonds".
    Il cherche le moyen d'être investi à distance par le parlement régional où les indépendantistes ont retrouvé une majorité en sièges à l'issue des élections de décembre.
    Une session d'investiture doit se tenir au plus tard le 31 janvier pour débattre de cette candidature à distance mais aucune date n'a encore été fixée.
    M. Puigdemont a pris le risque de quitter lundi pour la première fois la Belgique pour participer au Danemark à un colloque sur l'avenir de sa région.
    "Nous n'allons pas capituler face à l'autoritarisme malgré les menaces de Madrid", a-t-il soutenu. "Bientôt, nous formerons un nouveau gouvernement".
    Réélu député catalan, il a appelé au respect du processus démocratique et reproché à l'Union européenne "son incapacité à défendre les droits fondamentaux en Catalogne".
    Les Catalans, selon lui, "regardent avec inquiétude certains développements autour des institutions de l'UE. Nous sommes pro-européens évidemment (...), nous sommes pour davantage d'intégration (européenne) mais seulement si cela renforce la démocratie et (garantit) une application uniforme du droit européen dans tous les pays membres", a-t-il affirmé au Danemark.
    La justice espagnole avait renoncé à demander l'arrestation de M. Puigdemont en Belgique, notamment pour éviter des divergences d'interprétation entre juges belges et espagnols sur la gravité des délits qui lui sont reprochés, dont celui - controversé - de "rébellion".



  • L’art pictural souffre en silence à Essaouira
    L’art pictural souffre en silence à Essaouira
    L’art pictural à Mogador est frappé de plein fouet par une crise profonde depuis plusieurs années. Cette composante culturelle, voire identitaire, de la ville se trouve désormais en arrière-plan des priorités des décideurs qui doivent à tout prix mettre en place des mécanismes de promotion et de soutien aux artistes peintres, sculpteurs, et galeristes de la ville.  
    Kamal Othmani, intellectuel souiri et propriétaire de la prestigieuse galerie d’art Othello, a vécu l’âge d’or de l’art pictural pendant les années soixante-dix du siècle précédent.
    « L’art pictural à Mogador a vécu ses plus beaux jours durant les années soixante-dix avec l’arrivée des hippies dont bon nombre  furent artistes peintres et créateurs. Parmi eux figurent deux artistes de renom, les chiliens Raoul Valdivieso et Arnaud Pomodoro à qui l’on doit cette profusion  de sculptures en bois de thuya actuellement. Avec Boujemaa Lakhdar et Houcine Miloudi qui furent les doyens à l’époque, émergèrent de nouveaux  talents tels Mohammed Zouzaf, Bouhada, Harabida, Slite, Boumazzough et beaucoup d’autres encore. Ensuite une deuxième vague d’artistes dits naïfs a fait son apparition au milieu des années quatre vingt-dix avec Mohammed Tabal notamment », a repris avec beaucoup de nostalgie Kamal Othmani tout en regrettant l’explosion d’une peinture de très mauvais goût avec une floraison de couleurs à la va-vite. Une peinture qui , d’après lui, dénature le paysage car elle est assimilée à de la peinture en vrac.
    S’agissant de la situation des galeries d’art à Mogador, Othmani lie le rythme  des ventes des tableaux au flux des  touristes dans la cité. L’activité des dix galeries d’art est devenue ainsi saisonnière et fortement liée à la conjoncture du secteur de tourisme. Toutefois, ces galeries qualifiées de  sérieuses par notre interlocuteur établissent un programme annuel d’expositions en vue de maintenir la promotion de l’art pictural à Mogador.
    Nous avons à cet effet contacté la direction provinciale du ministère de la Culture et de la Communication à Essaouira. Il fallait encore attendre plus de vingt jours et relancer la demande par téléphone plusieurs fois pour enfin avoir un appel de la déléguée qui prétend avoir préparé les informations demandées sans pour autant nous les fournir faute de contact du journal sur la demande ! Un argument qui ne tient pas du tout puisque la délégation dispose de toutes les coordonnées du correspondant avec qui elle communique depuis plusieurs années autour des actions et des problèmes du secteur… après une autre semaine d’attente, nous avons enfin reçu les réponses.
    D’après les services locaux du ministère de la culture et de la communication, une attention particulière est accordée à la dynamique de création des galeries d’art et des espaces d’expositions. A cet effet, les ministère de tutelle distingue entre deux types de galerie d’art à Essaouira : des galeries d’art publiques ouvertes devant le grand public et gérées par les services du ministère d’une part, et des galeries privées auxquelles le ministère prête accompagnement artistique et soutien financier au profit des artistes exposants.
    Selon les éléments qui nous ont été fournis, Essaouira dispose de trois galeries d’art publiques (le Bastion Bab Marrakech, la salle Boujemaa Lakhdar au Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah, et la galerie Menzah), en plus de onze d’autres privées. Soucieuse de soutenir logistiquement les artistes de la ville, la direction provinciale a mis des édifices historiques à la disposition de certains artistes afin d’y créer des ateliers et des espaces de création. C’est le cas du Bastion Ouest et de la Maison Abdellatif à la Sqala de la médina.
    «  Le Bastion Ouest de la ville est un monument historique mis à ma disposition par la direction provinciale du ministère de la Culture en 1999 à fin d’y créer un atelier de peinture et y exposer mes tableaux ainsi que ceux d’artistes souiris sérieux. Malheureusement, les ventes se font trop rares et occasionnelles vu la concurrence qui nous est imposée par les bazars vendant de faux tableaux à des prix dérisoires. Nous sommes en train de mener une vraie lutte culturelle pour assurer la continuité de l’activité picturale du Bastion Ouest et ainsi protéger cette composante culturelle de la vague de dénaturation qui la prend pour cible»,  nous a  déclaré l’artiste peintre Ahmed Harrouz.
    Le problème de  stagnation des ventes des tableaux aux galeries de Mogador n’exclut personne, plusieurs artistes peintres partagent ce triste constat. Selon Hassan Cheikh, artiste peintre souiri, certains galeristes d’Essaouira contribuent  à la floraison de la médiocrité en acceptant d’exposer des œuvres de mauvaise qualité mais à des prix trop bas sous prétexte que les artistes souiris de renom réclament des prix élevés. D’après Cheikh, la crise des ventes des tableaux ne concerne pas seulement Essaouira puisqu’elle touche aussi les galeries d’art à Casablanca et Marrakech. Toutefois, il impute une grande responsabilité aux bazars qui sèment la confusion auprès des acheteurs en exposant de faux tableaux à des prix insignifiants.
    « Les galeries d’art d’Essaouira ne disposent pas du tout de normes techniques et logistiques requises pour accueillir des expositions picturales dans de bonnes conditions. D’autre part, les groupes d’intérêts touristiques ne fournissent aucun effort pour soutenir cette composante culturelle intimement liée à l’image de la ville», a regretté Hassan Cheikh.
    La crise n’a rien de latent, les artistes peintres et les galeristes continuent à souffrir en silence dans l’indifférence générale de la majorité des acteurs locaux. On ne peut espérer voir émerger de nouveaux talents de grand calibre si l’on n’arrive même pas à maintenir en vie les acquis des vétérans qui souffrent et s’éteignent en silence, mais en toute dignité, comme c’était le cas de Regragia Benhila et bien d’autres.   



  • Habib El Malki représente S.M le Roi à la cérémonie d'investiture du président libérien George Weah
    Habib El Malki représente S.M le Roi à la cérémonie d'investiture du président libérien George Weah
    Le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, a représenté, lundi à Monrovia, SM le Roi Mohammed VI à la cérémonie d'investiture du président libérien élu George Weah.
    Au cours de cette cérémonie, qui s'est déroulée au stade Samuel Kanyon Doe, M. El Malki, accompagné de l’ambassadeur du Maroc à Monrovia avec résidence à Conakry   Driss Isbayene, a réitéré, au nom de SM le Roi Mohammed VI, les félicitations au nouveau président et à la vice-présidente libériens, leur souhaitant plein succès dans l’accomplissement de leur mission.
    Le président Weah a prêté serment devant le président de la Cour suprême Francis Korpor en présence de plusieurs chefs d’Etat africains, marquant ainsi la première passation de pouvoirs entre deux présidents élus depuis 1944.
    A 51 ans, l’ancien Ballon d’or (1995) succède à Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef de l'Etat en Afrique et qui quitte le pouvoir après deux mandats de 6 ans. "J'ai passé beaucoup d'années de ma vie dans les stades, mais le sentiment que j'éprouve aujourd'hui est incomparable", a déclaré le président Weah après sa prestation de serment, ajoutant qu’"unis, nous sommes certains de réussir en tant que nation. Divisés, nous sommes certains d'échouer".
    Accompagné de son épouse et de ses enfants, le président libérien a insisté sur l’impératif de lutter contre la corruption. "Nous devons y mettre fin. Nos fonctionnaires doivent avoir un salaire décent", a-t-il martelé, lançant à l’adresse des opérateurs privés que "le Liberia est ouvert aux affaires".
    La sénatrice et ex-épouse de l'ancien président libérien Charles Taylor (1997-2003), Jewel Howard-Taylor, a également prêté serment comme vice-présidente.
    L'ex-attaquant vedette de Monaco, du PSG et du AC Milan avait largement remporté le second tour de l'élection présidentielle qui s’est tenu le 26 décembre, avec 61,5% des voix, face au vice-président sortant Joseph Boakai.
    A rappeler que   Habib El Malki a été reçu en audience, dimanche à Monrovia, par le président Weah qui s’est félicité, à cette occasion, de "la coopération solidaire que SM le Roi Mohammed VI ne cesse de développer au niveau africain".
    Le président libérien s’est également dit confiant que le Royaume, fidèle à sa tradition africaine, prêtera main-forte au Liberia et l’aidera à concrétiser son aspiration à la paix et à la prospérité.
    Auparavant, M. El Malki s’est entretenu avec la vice-présidente élue du Libéria Jewel Howard Taylor, qui a exprimé son engagement, au côté du président Weah, à collaborer étroitement avec le Maroc notamment "pour relever ensemble le défi de l’intégration de la jeunesse à la vie socioéconomique en répondant à ses aspirations en termes d’éducation et d’emploi".

     



  • Sa Majesté le Roi reçoit les cinq nouveaux ministres que le Souverain nomme membres du gouvernement
    Sa Majesté le Roi reçoit les cinq nouveaux ministres que le Souverain nomme membres du gouvernement
    SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a reçu lundi 4 Joumada 1-er 1439 H, correspondant au 22 janvier 2018, au Palais Royal à Casablanca, les cinq nouveaux ministres, en présence du chef du gouvernement, que le Souverain a nommés membres du gouvernement conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution.
    Il s’agit de :
    Abdelahad Fassi Fihri, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville.
    Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
    Anas Doukkali, ministre de la Santé.
    Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de la Coopération africaine.
    Mohamed El Gharass, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la Formation professionnelle.
    Par la suite, les nouveaux ministres ont prêté serment devant Sa Majesté le Roi.
    Ensuite, Sa Majesté le Roi a présidé une réunion avec les nouveaux ministres, en présence du chef du gouvernement.
    A cette occasion, Sa Majesté le Roi a posé pour une photo-souvenir avec les membres du gouvernement.

     



  • La DEPF dévoile sa note de conjecture
    La DEPF dévoile sa note de conjecture
    D’après la récente note de conjoncture publiée par la direction des études et des prévisions financières, relevant du ministère de l’Economie et des Finances, on apprend que les baromètres conjoncturels sont à la faveur d’une clôture de l’année 2017 sous de bons auspices. Offre en hausse, embellie de la demande,  rebond des exportations, amélioration des réserves internationales, atténuation du déficit budgétaire mais aussi le rythme d’évolution des crédits bancaires en progression, tous ces indicateurs sont au menu de cette note de conjoncture vouée à la base à mettre en évidence  les différentes phases des cycles économiques : expansion, boom économique ou "bulle", récession, crise ou dépression, politique "conjoncturelle" de relance, reprise économique.
    Initialement, le DEPF a lié l’amélioration qu’a connue la situation des différents indicateurs économiques nationaux à la conjoncture économique planétaire. En effet, la croissance mondiale est dans une perspective de consolidation, conséquence de la reprise des économies émergentes. L’euro est en forte appréciation, aidé par un regain d’optimisme sur les perspectives de la zone euro. Par ailleurs, à mi-janvier, le niveau le plus élevé depuis 3 ans a été atteint par la monnaie unique, à savoir 1,23 dollars. Le prix du pétrole continue sa remontée en se hissant à 70 dollars le baril du Brent à mi-janvier, le plus haut niveau depuis 2014.
    Au niveau national, dans l’ensemble, l’activité économique a eu un comportement favorable, résultant de la bonne tenue de secteurs dynamiques à contribution significative dans la richesse nationale, en l’occurrence le secteur agricole qui a atteint 52 milliards de DH d’exportations. Les barrages ont atteint un taux de remplissage des barrages à hauteur de 38%. Des aspects auxquels vient s’ajouter la poursuite du redressement des activités secondaires, à la faveur notamment de l’amélioration continue de l’environnement international du Maroc.
    Le pouvoir d’achat des ménages a lui aussi connu une légère amélioration, motivé par un contexte qui s’est appuyé sur une maîtrise de l’inflation mais également sur l’amélioration des revenus.
    En ligne avec l’évolution positive des crédits à l’équipement, des importations des biens d’équipement et de l’investissement budgétaire, l’investissement national s’est quant à lui caractérisé par une bonne tenue.  
    Les échanges extérieurs ont été marqués par une nette amélioration. Le DEPF a pointé plus précisément le taux de couverture des importations par les exportations des biens. Une situation qui va de pair avec le comportement des nouvelles industries naissantes. Les réserves internationales nettes sont elles aussi en progression. En chiffre, le DEPF a dévoilé une durée de 5 mois et 25 jours d’importations contre 5 mois et 24 jours, un mois auparavant.
    S’agissant des finances publiques, le déficit budgétaire se dissipe continuellement, conséquemment au rythme de la hausse des recettes ordinaires, dépassant celui des dépenses globales.
    Le financement de l’économie et les crédits bancaires continuent de s’améliorer à un rythme soutenu, à savoir plus 4,8% alors qu’il était de +4%, l’année dernière. Pareillement, le DEPF a signalé un recul des levées brutes au même titre que les remboursements du Trésor à 110,7 et 84 milliards de dirhams, respectivement. Sans omettre la performance favorable des indicateurs boursiers à fin 2017.



  • SM le Roi préside à Casablanca un Conseil des ministres
    SM le Roi préside à Casablanca un Conseil des ministres
    Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi au palais Royal à Casablanca, un Conseil des ministres, indique un communiqué dont lecture a été donnée par le porte-parole du palais Royal, M. Abdelhak Lamrini :
    Voici la traduction de ce communiqué:
     «Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a présidé, lundi 4 Joumada 1er 1439 H correspondant au 22 janvier 2018 au palais Royal de Casablanca, un Conseil des ministres.
    Au début des travaux de ce Conseil, Sa Majesté le Roi, Amir Al Mouminine, a abordé le sujet de l’exercice par la femme de la profession d’adoul. Le Souverain a rappelé avoir chargé le ministre de la Justice de se pencher sur l’examen de cette question et l’a transmise au Conseil supérieur des oulémas pour émettre un avis à son sujet.
    Après avoir pris connaissance de l’avis du Conseil autorisant la femme à exercer la profession d’adoul, conformément aux dispositions de la chariâa relatives au témoignage (chahada) et ses différents types, et les constantes religieuses du Maroc, en premier lieu les principes du rite malékite, et en considération du haut niveau de formation et de culture scientifique acquis par la femme et de par la qualification, la compétence et la capacité dont elle a fait preuve dans les différentes hautes fonctions qu’elle a assumées.
    Sur cette base, SM le Roi, que Dieu l’assiste, a chargé le ministre de la Justice d’ouvrir devant la femme la profession d’adoul et de prendre les mesures nécessaires pour réaliser cet objectif.
    Par la suite, et en consécration de la Haute sollicitude dont le Souverain entoure les membres des Forces Auxiliaires, SM le Roi, Chef Suprême et Chef d'Etat-Major général des Forces Armées Royales, a approuvé un projet de Dahir relatif à la réorganisation des Forces Auxiliaires et à la définition du statut particulier de leurs membres, ainsi que les textes d’application y afférents.
    Ce projet élaboré en exécution des Hautes instructions Royales, vise à moderniser et mettre à niveau ces Forces et à promouvoir leur situation et ce, à travers la mise en place d'une nouvelle structuration, le renforcement des services centraux au niveau des deux inspections générales, la mise en place d’un mécanisme de coordination et de suivi entre elles et l’accès de leurs membres à la protection sociale nécessaire.
    Dans ce cadre, Sa Majesté le Roi a approuvé trois projets de décrets relatifs respectivement à l'organisation des services centraux et déconcentrés de l'administration des Forces Auxiliaires, à la définition des modalités d'application du statut particulier de ses membres et à la réorganisation de l’École de formation des cadres des Forces Auxiliaires.
    D’autre part, et après la présentation par le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, d’un projet de décret instituant une rémunération pour services rendus par «l'établissement central de gestion et de stockage des matériels», relevant de l'Administration de la Défense nationale, Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d'Etat-Major général des Forces Armées Royales, a décidé de ne pas approuver ce projet, le Souverain considérant que la mise en circulation de matériels militaires d’occasion à l’intérieur du territoire national pourrait porter atteinte à l’intégrité et à la sécurité des citoyens, et pour éviter les effets négatifs ayant marqué des expériences similaires dans certains pays.
    Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution et sur proposition du chef du gouvernement et à l’initiative du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Souverain a nommé à l’administration centrale du ministère :
    - Fouad Yazough, ambassadeur directeur général des Relations bilatérales,
    - Anas Khalis, ambassadeur directeur du Protocole,
    - Abdelkader El Ansari, ambassadeur directeur des affaires d’Asie d’Océanie.
    En vue de renforcer l'adhésion du Maroc aux instances régionales et internationales, en respect de ses engagements dans ce domaine, et pour raffermir et élargir ses relations bilatérales avec les pays frères et amis, le Conseil des ministres a approuvé dix conventions internationales, dont deux multilatérales.
    Ces deux conventions portent sur les normes d’hygiène dans les commerces et les bureaux accrédités par l'Organisation internationale du travail et le protocole sur le travail forcé, adopté par ladite Organisation.
    Quant aux conventions bilatérales, elles concernent les domaines de coopération économique, commerciale et douanière, le transport routier international, les services aériens et la sécurité sociale, outre un mémorandum d'entente dans le domaine de l'habitat».

     



  • La FRMF somme le Raja à tenir une assemblée extraordinaire
    La FRMF somme le Raja à tenir une assemblée extraordinaire
    Serait-ce le début de la fin des misères que traîne depuis belle lurette la demeure rajaouie ? La Fédération Royale marocaine de football vient de sonner la fin de la récréation, annonçant via un communiqué, relayé sur son site officiel, que l’assemblée générale ordinaire du Raja, tenue le 12 courant, n’a pas épuisé tous les points inscrits à l’ordre du jour.
    Partant de là, la FRMF appelle le président du Raja, section football, à fixer une date dans un délai ne dépassant pas trente jours en vue de tenir l’assemblée générale extraordinaire du club. Une AGE qui devrait déboucher sur l’élection d’un président et des membres du bureau en présence de l’ensemble des adhérents que compte le club. Bien entendu, les quatorze membres radiés auparavant par le président sortant, Saïd Hasbane doivent eux aussi prendre part à l’opération de vote.
    Le communiqué fédéral ajoute que la Commission de gouvernance et de déontologie aura la charge d’effectuer un suivi rigoureux de toutes les étapes qui précédent les travaux de cette assemblée tant attendue.
    L’instance fédérale n’a pas manqué dans son communiqué de solliciter toutes les composantes de la famille des Verts de s’unir afin de mettre fin aux différends et de faire prévaloir l’intérêt du Raja.
    Il était donc plus qu’approprié de voir l’intervention de l’instance fédérale pour sortir le Raja de cette terrible crise qui n’a que trop duré, affectant au plus haut point joueurs, staffs technique et administratif  du club. Continuer à enfoncer l’équipe, à la prendre en otage pour une question d’ego entre certains prétendants au fauteuil présidentiel pourrait la conduire au pied du mur pour ne pas dire à un gouffre dont les conséquences ne pourraient être que fâcheuses.
    Si certains Rajaouis jouent avec le feu, d’autres doivent se montrer raisonnables, faisant prévaloir le bon sens en vue de mettre  fin à cette mascarade. Le temps presse et la plus haute instance gérant le football national, la FRMF s’entend, a vu juste de passer à l’acte pour limiter les dégâts. Sachant que le Raja abordera à partir du mois prochain sa campagne en Coupe de la CAF où il ne lui est pas permis de se contenter de faire de la figuration. La phase de poules de la C2 continentale doit être un strict minimum, surtout après les dernières performances du FUS, demi-finaliste de cette épreuve deux fois de suite, et du WAC lauréat de la Ligue des champions.
    Il y a lieu de souligner en fin que le communiqué de la FRMF n’est pas uniquement destiné au Raja mais également à bien d’autres clubs qui n’ont pas encore tenu leurs assemblées générales et qui doivent le faire avant le 15 mars prochain, et ce en vue de parachever le processus de passage en Société à objet sportif à la fin de la saison 2017-2018.

    Bencharki officiellement à Al Hilal
    Achraf Bencharki a été officiellement transféré au club saoudien d’Al Hilal qui a mis le paquet pour s’attacher les services de l’international marocain.
    Le montant de la transaction relayé par de nombreuses sources fait état de 9 millions de dollars, ce qui fait de l’attaquant du Wydad, le joueur marocain le plus cher transféré de la Botola à un championnat étranger.
    Dans un tweet, Achraf Bencharki a tenu à remercier toutes les composantes du WAC, annonçant qu’il allait entamer une nouvelle aventure avec la meilleure équipe d’Asie.



  • La pénurie de sang persiste
    La pénurie de sang persiste
    La sonnette d’alarme a déjà retenti pour prévenir d’une pénurie de sang, toujours persistante. En effet, les stocks de sang ont atteint un seuil critique. Résultat : de nombreux citoyens se retrouvent en danger, surtout les malades ou les victimes d’accidents qui nécessitent une transfusion d'urgence.
    Il faut rappeler que le Maroc est doté de 16 centres régionaux de transfusion sanguine, de banques de sang et de dépôts, soit un total de 55 établissements de transfusion répartis sur l’ensemble du territoire national et supervisés par le Centre national de transfusion sanguine à Rabat. Toutefois, la pénurie de sang continue de montrer le bout de son nez.  
    Zakaria, responsable de Programmation des collectes au Centre national de transfusion sanguine (CNTS), nous explique la cause de cette pénurie de sang : « Les gens sont de plus en plus réticents. Au niveau des jeunes, il n’y a pas de problèmes, ils sont généralement partants. Mais la collecte devient difficile dans les directions. Les personnes âgées de 40 ans et plus ne répondent pas à toutes les conditions pour pouvoir être donatrices. »
    Le problème est aussi dû à la localisation. Zakaria El Bekraoui affirme qu’avant, le Centre national de transfusion sanguine était proche de la population. Or le nouveau centre inauguré il y a 7 ans, se situe à Al Irfane, un pôle qui regroupe les universités et les écoles, et donc  il est plus proche des étudiants que de la masse. Ce qui fait que la capitale enregistre des pénuries de sang surtout durant la période estivale et les vacances de fin d’année. C’est ce qui explique aussi qu’en août 2017, Mohamed Benajiba, directeur du Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie à Rabat, a lancé un appel urgent à tous les professionnels de la santé pour solliciter les donateurs de sang car le Royaume était en train d’assister à une grande pénurie de sang dans les centres de transfusion sanguine.
    Quant au pourcentage des donneurs réguliers recensés au Maroc en 2017 il n’est que de 22%, un pourcentage jugé très bas. C ‘est à cet effet d’ailleurs que Mohamed Benajiba vise pour la période 2017-2021 à fidéliser les donneurs, estimant  que si un donneur donne au moins deux fois, il y aurait assez de dons pour couvrir tous les besoins.
    Bien qu’en 2016, le Centre national de transfusion sanguine ait enregistré 313.000 donneurs, soit une hausse de plus de 38% par rapport à 2010 selon les données du (CNTS), les stocks sont en baisse. Cela est dû au problème de la hausse de  consommation. Cette dernière est passée de 323.478 produits sanguins labiles en 2012 à 605.721 en 2016, soit un bond de plus de 87%
    Autant de défis pour le Centre national de transfusion sanguine qui doit à la fois adapter les stocks à la demande en hausse, et fidéliser les donneurs à travers des campagnes de sensibilisation bien pensées.



  • Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent : C’est connu depuis l’ère des temps
    Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent : C’est connu depuis l’ère des temps
    Le Maroc serait-il le pays le plus inégalitaire au niveau du Maghreb ? Oui, à en croire le dernier rapport d’Oxfam intitulé « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent » publié récemment  à l’occasion du Forum économique de Davos. Selon ce document, 10% de nationaux les plus aisés auraient un niveau de vie 12 fois supérieur aux 10% les plus démunis. Ce taux, relativement stable depuis les années 1990, fait du Royaume le pays dont le niveau d’inégalités est le plus élevé d’Afrique du Nord, comme l'exprime le "coefficient de Gini". A ce propos, le rapport a révélé que le patrimoine des "trois milliardaires marocains les plus riches" est estimé à 4,5 milliards de dollars (44 milliards de dirhams, tout en précisant que la croissance de leur fortune en une année représente autant que la consommation de 375.000 Marocains parmi les plus pauvres en 2017.  
    En détail, les rédacteurs du rapport ont indiqué que plus d’un million et demi de citoyens marocains se trouveraient aujourd'hui dans "l'incapacité de se nourrir suffisamment et de se procurer les biens de base". Et que 4,2 millions seraient également en situation de vulnérabilité et sont menacés de basculer dans la pauvreté à tout moment. Une situation qui s’explique par le travail des jeunes dans le secteur informel (80%) sans pouvoir bénéficier d’une couverture sociale, médicale ou syndicale.
    Oxfam a affirmé, en outre, que près de huit Marocaines sur dix seraient actuellement sans activité, contre 65% de leurs compatriotes masculins dans un secteur de l'emploi marqué par un taux d'inactivité de 53%, ainsi que par le chômage de 75% des jeunes diplômés. Parmi ces femmes, les trois quarts seraient cantonnés au foyer, contre seulement 13% qui poursuivent leurs études. Concernant les inégalités entre les milieux urbain et rural, le rapport a souligné que celles-ci ont des effets néfastes sur l'accès à l'eau potable (90% vs 40%) ou encore le raccord au réseau d'assainissement (90% vs 3%).
    Pour Hicham Attouch, président du Forum des économistes marocains (FEM), les conclusions du rapport d’Oxfam n’apportent rien de nouveau puisqu’elles confirment celles résultant de plusieurs rapports nationaux et internationaux. « La Banque mondiale (BM) a déjà indiqué dans un récent rapport que le croissance au Maroc ne crée pas d’emploi et  génère des inégalités. Un rapport du HCP, datant de deux ans,  a également levé le voile sur plusieurs formes d’inégalités territoriales, de classe, de genre... dans lesquelles sombre notre pays », nous a-t-il expliqué. D’après lui, la question des inégalités est assez complexe puisqu’il s’agit d’« inégalités structurelles » qu’on ne peut corriger du jour au lendemain. « C’est un véritable héritage », a-t-il précisé.
    Notre source estime que ces inégalités trouvent leur origine dans le modèle économique en vigueur. « Le Maroc a choisi la trajectoire des grands projets (Emergence, Plan Maroc Vert, Azur...) qui sont de nature à enrichir davantage les riches. Il y a une forte concentration des richesses au sommet de la pyramide sociale qui capitalise le trois quarts de la fortune.  Cette dynamique choisie par le Maroc ne peut produire que plus d’inégalités. Et même si on réalise un taux de croissance à deux chiffres, celui-ci n’aura pas d’incidence sur le vécu des citoyens», nous a expliqué notre source. Et de poursuivre : « Ceci d’autant plus que les canaux de transmission des richesses à travers leur répartition ne sont pas fonctionnels au niveau de l’emploi, à travers une augmentation des salaires ou leur indexation ou soit au niveau également d’une dynamique de redistribution via les caisses de l’Etat. A titre d’exemple, la Caisse de  compensation est un véritable échec puisqu’elle n’a pas réussi à répondre aux objectifs assignés  à sa mise en place. Même  après sa réforme, elle  n’est pas parvenue à établir les mécanismes nécessaires au profit des pauvres et de la classe moyenne».
    Le président du FEM pense que ce modèle fondé sur la demande intérieure est arrivé à saturation, car la  population est suffisamment endettée et n’arrive donc plus à  assurer une consommation interne. « Il y a eu donc orientation de l’économie nationale vers le marché extérieur qui a vite démontré ses limites puisqu’elle a été incapable de remédier aux maux de notre économie en interne.  La nouvelle orientation a certes amélioré les indicateurs de l’économie nationale à l’international en termes d’export, d’équilibre commercial et d’amélioration des trésoreries des investisseurs-émetteurs mais pas plus puisqu’il n’ y avait pas eu d’impact à l’intérieur du pays», nous a-t-il affirmé. Et de conclure : « C’est grâce à la solidarité et à la charité que le taux des inégalités au Maroc n’a pas atteint de dimensions flagrantes. Mais la situation risque d’empirer du fait que la classe moyenne,  de plus en plus en difficulté économique, n’est plus en mesure de jouer son rôle de soupape de sécurité».



  • Le Conseil national des langues et de la culture marocaines en débat au Parlement
    Le Conseil national des langues et de la culture marocaines en débat au Parlement
    A l’initiative de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication au Parlement en étroite collaboration avec le ministère de la Culture et de la Communication, le siège du parlement vient d’abriter une journée d’étude autour du décret 04-16 portant sur la création du Conseil national des langues et de la culture marocaines.
    Mohammed Malal, président de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication a mis en avant, discours royal à l’appui, l’aspect participatif et inclusif du conseil qui se veut un espace de partage et de dialogue qui reflète l’identité multiple et ouverte de la culture marocaine.
    « Le Conseil national des langues et de la culture marocaines devrait contribuer d’une part à la déclinaison d’un projet sociétal homogène basé sur l’identité multiple du royaume. Et à l’amélioration de la qualité et de la rentabilité de notre système linguistique à même de satisfaire les attentes des acteurs culturels et artistiques  d’autre part», a tenu à préciser Mohammed Malal.
    Cette journée d’étude, qui se veut une contribution au débat public prenant pour sujet le projet de loi organisationnelle 04-16 portant sur la création du Conseil national des langues et de la culture marocaines, a été rehaussée par une participation qualitative et quantitative de plusieurs instances et figures académiques, associatives et culturelles.
    La question de pérennité et d’indépendance de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM)  et de l’Académie Mohammed VI de la langue arabe fut au cœur de ce débat. A ce sujet, plusieurs intervenants ont appelé à la consolidation de ces deux acquis institutionnels comprenant de grandes compétences en matière culturelle et linguistique.
    Houcine Moujahid, secrétaire général de l’IRCAM  a appelé à une indépendance financière et administrative de son institut à fin de le doter des ressources humaines requises pour la consolidation et l’amélioration de ses acquis cumulés.
    Une position reprise et soutenue par Ahmed Assid, président de l’Observatoire amazigh des droits et des libertés.
    « Il est inconcevable qu’un conseil consultatif exerce sa tutelle sur des institution indépendantes. Une indépendance qui n’a pas été respectée par le projet de loi qui reflète une volonté de  consignation  des débats publics sur la question des langues»,  a tenu à préciser Assid.
    Pour Abdellah Badou, président du Réseau amazigh pour la citoyenneté, le projet de loi est discriminatoire envers la langue amazighe. Prérogatives de l’Académie Mohammed VI de la langue arabe à l’appui, l’intervenant a appelé à des prérogatives similaires pour l’IRCAM en vue d’optimiser les deux langues à pied d’égalité.
    Pour Mohammed  Toud, le projet de loi organisationnelle a dégradé le statut de l’Académie Mohammed six de la langue arabe en lui retirant plusieurs prérogatives  mentionnés dans le texte de loi portant à sa création.  A cet effet, Toud estime que la mission de l’Académie sera vouée à l’échec puisqu’elle ne fera partie que des cinq entités composant le conseil national des langues et de la culture marocaine.  
    Pour Mohammed Laarej, ministre de la Culture, le débat public lancé autour du projet de loi organisationnelle 04-16 démontre la volonté d’une élaboration participative et concertée de ce texte de loi. Il a estimé que le débat autour de la question linguistique au Maroc prend un aspect politique, social, historique, et culturel à la fois.  



  • Une Biennale d'art méditerranéen en 2019 à Rabat
    Une Biennale d'art méditerranéen en 2019 à Rabat
    Le Maroc organisera en 2019 une biennale d’art méditerranéen à Rabat à laquelle concourra l’Institut du monde arabe (IMA) aux côtés de la Fondation nationale des musées. Un échange fructueux a eu lieu à ce propos, lundi à Paris, entre Jack Lang, président de l’IMA, et Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées. Dans une déclaration à la MAP, M. Lang s’est réjoui de «la belle idée» de cette biennale soulignant sa volonté de mener à bien la réflexion engagée à ce sujet et de «travailler activement» dans ce sens.
    De son côté, M. Qotbi s’est félicité des relations d’amitié et de confiance le liant personnellement à M. Lang ainsi que de la coopération riche et variée existant entre la Fondation nationale des musées et l’IMA et qui sera, une nouvelle fois, concrétisée à travers l’organisation en 2019 d’une biennale d’art méditerranéen à Rabat, la capitale de la culture et des lumières.
    L’une des étapes importantes de cette coopération a été sans nulle doute la prestigieuse exposition «Le Maroc contemporain» qu’a abrité le siège de l’IMA d’octobre 2014 à mars 2015. M. Qotbi a saisi l’occasion de son entretien avec M. Lang pour lui présenter l’ouvrage: «Lumières africaines, l’élan contemporain» (éditions Langages du sud). Les deux experts qui signent cet ouvrage, André Magnin, l’un des plus grands connaisseurs de l’art africain en France et sur le plan mondial, et Mehdi Qotbi ont dédié leur vie à l’art.
    Grâce à leurs voix, et celles des artistes de l’ensemble du continent, l’Afrique se fait entendre. L’ouvrage inédit, qui sera présenté prochainement au siège de l’IMA, propose un large panorama de l’art contemporain africain. Il met en lumière le bouillonnement culturel, le dynamisme et la créativité qui imprègnent la vaste scène artistique de ce continent, du Maghreb à l’Afrique du Sud.
    Dans ces pages, plus de quatre-vingt artistes explorent tous les domaines de la création : peinture, sculpture, photo, vidéo, installation, révélant des œuvres éblouissantes, fruits d’une Afrique à la fois multiple et unique. Ils nous offrent l’expression de leurs singularités, de leur identité culturelle tout en nous délivrant un message universel, celui de la liberté dans l’art. A l’agenda de M. Qotbi durant les prochains jours, figurent plusieurs initiatives tendant à raffermir la coopération entre la Fondation nationale des musées et des institutions intervenant dans les domaines de l’art et de la culture à Paris.



  • Modalité du paiement des frais du pèlerinage au titre de la saison 1439/2018
    Modalité du paiement des frais du pèlerinage au titre de la saison 1439/2018
    Le paiement des frais du pèlerinage au titre de la saison 1439/2018 se fera en un seul versement et aura lieu du 5 au 16 février 2018 tant pour le circuit officiel que pour les agences de voyages, a annoncé lundi à Rabat, la Commission Royale chargée du pèlerinage lors de sa deuxième réunion.
    Lors d'une réunion présidée par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, la Commission a fixé le montant des frais de l'opération officielle du pèlerinage à 46.551,25 DH, argent de poche non inclus pour le circuit du ministère, notant que le paiement sera effectué auprès des bureaux d'Al Barid Bank dans les différentes préfectures et provinces du Royaume.
    La Commission avait convenu de maintenir le versement des frais de pèlerinage auprès des bureaux de Barid Al-Maghrib au titre de l'année 1439 de l’Hégire, en ce qui concerne l'organisation officielle, ou à travers les agences de voyages conformément à la procédure en vigueur. Barid Al-Maghrib est, ainsi, tenu de verser les sommes déposées par les pèlerins encadrés par le ministère au compte ouvert dédié au Hajj à la Trésorerie générale du Royaume, directement après la fin de l'opération de paiement.
    Il a été, également, procédé à l'adoption du système de pension (petit-déjeuner et dîner) à La Mecque, à Médine et dans les autres sites tout au long du séjour du pèlerin dans les Lieux Saints, comme exigé par les autorités saoudiennes pour l'obtention du visa.
    Les deux sociétés chargées du transport des pèlerins (Royal Air Maroc et Saudi Arabian Airlines) sont tenues de communiquer au ministère le programme de transport des pèlerins relevant de l'organisation officielle, dans un délai d'un mois après leur réception des quotas réservés à chaque préfecture et province, pour permettre au ministère de prendre les mesures qui s'imposent le moment opportun, notamment après la mise en service du nouveau système d'octroi des visas à travers le portail électronique du ministère saoudien du Hajj.
    La Commission a, aussi, souligné la nécessité d'accorder une attention particulière aux pèlerins membres des Forces Armées Royales et de la diaspora marocaine, d'effectuer un contrôle médical et d’interdire le pèlerinage aux personnes invalides pour accomplir le hajj, dont les femmes enceintes ayant dépassé 6 mois de grossesse.
    La Commission recommande aussi aux pèlerins de se doter d'une assurance-voyage à l'étranger, notamment ceux souffrant de maladies pouvant s'aggraver avec le voyage, sachant que la délégation officielle assure la prise en charge médicale ordinaire à chaque pèlerin. Cette assurance garantit l'évacuation sanitaire du patient, le rapatriement du corps en cas de décès ainsi que le déplacement aller-retour par avion pour un proche de l'assuré.
    Concernant les inscriptions au titre du pèlerinage de la saison 1440 de l'Hégire, la Commission Royale a fixé la date pour la période allant du 9 au 20 avril prochain. Les candidats ayant déjà accompli le pèlerinage dans une période de moins de 10 ans seront exclus.



  • Ces stars étaient déjà riches avant d'être célèbres
    Ces stars étaient déjà riches avant d'être célèbres
    Beaucoup de célébrités ont dû travailler très dur afin d'obtenir le succès. D'autres sont nées dans la richesse et n'ont pas eu besoin de travailler du tout. Partez à la rencontre de ces stars riches avant même d'être célèbres.


    Gigi Hadid

    Elle est la fille de l'ancien mannequin Yolanda Foster et de l'homme d'affaires à succès Mohamed Hadid.



  • Poursuite de l'offensive turque sur Afrine en Syrie
    Poursuite de l'offensive turque sur Afrine en Syrie
     Les affrontements se poursuivaient mardi entre forces turques et combattants kurdes au quatrième jour d'une offensive contre l'enclave d'Afrine (nord-ouest de la Syrie), avec notamment des frappes aériennes d'Ankara, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    Cette offensive, lancée samedi par l'armée turque avec des rebelles syriens pro-Ankara, vise la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par la Turquie comme "terroriste" mais fer de lance de la lutte antijihadistes en Syrie.
    "Les combats se concentraient mardi à la frontière turco-syrienne, particulièrement dans le nord et le sud-ouest de la région d'Afrine", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
    "Les affrontements sont violents, mais le front est beaucoup moins étendu que la veille", a-t-il précisé.
    "Les avions turcs ont repris leurs frappes, dans des régions frontalières du nord-ouest d'Afrine", a-t-il ajouté.
    Des rebelles syriens ont, par ailleurs, lancé un nouvel assaut dans le nord-est de la région d'Afrine, pénétrant dans le village de Qastal Jando, a précisé l'OSDH.
    Dans ce secteur, les rebelles syriens pro-Ankara et des unités de l'armée turque avaient réussi lundi à prendre le contrôle de la colline de Barsaya, pendant quelques heures seulement.
    Un correspondant de l'AFP a ainsi pu voir, sous un ciel brumeux, des véhicules blindés et des pick-ups blancs équipés de mitrailleuses lourdes gravir les chemins serpentant sur le flanc de la colline, alors que des tirs retentissaient sans discontinuer.
    Sur la route, des combattants syriens proturcs emmitouflés dans des écharpes ou des keffieh se réchauffaient autour d'un feu de camp de fortune en dévorant des sandwichs.
    Les YPG ont toutefois repris lundi soir le contrôle de ce relief stratégique qui domine les villes d'Azaz, côté syrien, et de Kilis, côté turc.
    Depuis samedi, les combats ont tué 26 combattants kurdes et fait 25 morts parmi les rebelles pro-Ankara, selon un nouveau bilan de l'OSDH.
    La Turquie, qui menaçait depuis des mois d'attaquer Afrine pour en chasser les YPG, a lancé son opération quelques jours après l'annonce par la coalition internationale antijihadistes emmenée par les Etats-Unis de la création d'une force frontalière forte de 30.000 hommes dans le nord syrien, composée notamment de combattants des YPG.
    "Il n'y aura pas de marche arrière à Afrine", a lancé lundi le président turc Recep Tayyip Erdogan.
    Les forces turques ont, par ailleurs, tiré des obus sur la périphérie de la ville de Qamichli, blessant deux enfants, selon l'OSDH. Cette ville frontalière de la Turquie est située dans le nord-est syrien, dans un autre secteur contrôlé par les Kurdes syriens.
    Par ailleurs, les autorités turques ont arrêté lundi 24 personnes soupçonnées d'avoir fait de la "propagande terroriste" sur les réseaux sociaux contre l'offensive que mène Ankara contre une milice kurde en Syrie, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur turc tandis que Human Rights Watch (HRW) rapportait 30 arrestations.
    Ces personnes ont été interpellées dans le cadre d'un coup de filet mené à travers la Turquie contre des internautes soupçonnés de vouloir ternir l'image de l'opération militaire, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu, citant le ministère de l'Intérieur.



  • Hausse de l'Indice des prix à la consommation
    Hausse de l'Indice des prix à la consommation
    L'Indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré, au terme de l'année 2017, une augmentation de 0,7% par rapport à une année auparavant, selon le Haut-commissariat au plan (HCP).
    Cette augmentation a concerné aussi bien les produits alimentaires que non alimentaires dont les indices ont augmenté respectivement de 0,1% et de 1,4%, explique le HCP dans une note relative à l’IPC de l'année 2017, précisant que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 0,2% pour la "communication" à une hausse de 3,2% pour les "restaurants et hôtels".
    Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1% au cours de l’année 2017 par rapport à l’année 2016, ajoute le HCP.
    Les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées à Laâyoune avec 2,1%, à Tétouan (+1,4%), à Marrakech et Safi (+1,1%), à Fès et Béni-Mellal (+1%) et à Casablanca et Tanger  (+0,9%), alors que les hausses les moins importantes ont été constatées à Agadir  (0,3%, à Kénitra et Al-Hoceima (+0,4%) et à Rabat (+0,5%), fait savoir le HCP, ajoutant qu'une légère baisse de 0,1% a été enregistrée à Meknès.
    Au cours du mois de décembre, l'IPC a connu une hausse de 0,5% par rapport à un mois auparavant, relève encore la note, qui explique cette variation par la hausse de 1,1% de l'indice des produits alimentaires et de la baisse de 0,1% de l'indice des produits non alimentaires.
    Les hausses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2017 concernent principalement les "légumes" (5,4%), la "viande" (1,3%) et les "huiles et graisses" (0,5%), indique le HCP, relevant toutefois que les prix ont baissé de 2,4% pour les "fruits" et de 0,4% pour "café, thé et cacao".
    Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu une hausse de 0,3% au cours du mois de décembre 2017 par rapport à un mois plus tôt.



  • Moulay Hafid Elalamy : Le dossier de candidature du Maroc pour le Mondial 2026 sera de haute facture
    Moulay Hafid Elalamy : Le dossier de candidature du Maroc pour le Mondial 2026 sera de haute facture
    Le dossier de candidature du Maroc pour la Coupe du monde de football (Mondial-2026) sera de "haute facture", a assuré, mardi à Casablanca, le président du comité national, Moulay Hafid Elalamy.
    Depuis la dernière candidature en 2003, "beaucoup de choses ont été réalisées", a insisté M. Elalamy, soulignant que, d’ici à la validation des candidatures par la FIFA, en mars prochain, le comité s’attellera à préparer un dossier bien ficelé.
    Le Maroc a accompli plusieurs des engagements pris dans la précédente candidature (stades, infrastructures, télécommunication, transport), a-t-il encore précisé.
    Les points forts du dossier national sont la stabilité, la position géographique, le fuseau horaire, la passion pour le football, la tolérance et l’authenticité de la civilisation, qui peuvent constituer un motif de découverte pour les amateurs du ballon rond, a-t-il énuméré.
    Alliant "confiance" et "humilité" dans la défense du dossier national, M. Elalamy a souligné à la fin de sa présentation: "Le 13 juin, on va fêter le résultat", allusion au congrès de la FIFA pour désigner le pays organisateur.
    Par ailleurs, le comité de candidature pour la Coupe du monde 2026 de football a dévoilé le logo de la campagne du Maroc pour obtenir l'organisation de cette importante manifestation.
    "Bidding Nation" (Nation candidate), tel est le slogan choisi pour l’identité visuelle du dossier du Royaume, dans laquelle l’étoile verte, symbole de l’unité nationale, occupe une place centrale, avec aux abords des feuilles d’arbre d'un rouge éclatant, apparemment en référence à l’identité plurielle de la Nation.
    Dans la partie inférieure du logo, on trouve sur la même ligne un ballon de football et la date de 2026, l’objectif ultime de la candidature.
    Le comité de candidature nationale tenait sa première conférence de presse après la nomination de Moulay Hafid Elalamy comme président de cette instance.
    En plus du Maroc, le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a présenté une candidature commune pour abriter la grand-messe du football mondial en 2026.



  • Allaiter pendant six mois réduit le risque de diabète chez la mère
    Allaiter pendant six mois réduit le risque de diabète chez la mère
    Allaiter son nourrisson pendant au moins six mois réduit jusqu'à 47% le risque des mères de développer du diabète au cours de leur vie, révèle une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
    Cette étude, présentée comme l'une des plus étendues sur ce sujet, a porté sur plus de 1.200 femmes de 18 à 30 ans, dont 615 Noires ayant participé à des observations entre 1985 et 2015.
    "Nous avons constaté un lien très fort entre la durée d'allaitement d'un enfant et une réduction du risque de développer un diabète de type 2, et ce après avoir pris en compte tous les facteurs prédisposant à cette maladie", ont conclu les chercheurs.
    Ces constatations sont valables pour les femmes quelle que soit leur origine ethnique, une découverte particulièrement marquante pour les Américaines noires qui courent un plus grand risque de diabète et allaitent le moins leurs enfants.
    Près de 12% des quelque 163 millions d'Américaines souffrent de diabète adulte et 27 millions sont considérées comme pré-diabétiques. Des nombres élevés qui s'expliquent par l'épidémie d'obésité aux Etats-Unis, ont pointé les scientifiques.
    La raison des conséquences bénéfiques de l'allaitement pour la santé des femmes n'a pas été entièrement déterminée, ont relevé les chercheurs.
    Ils pensent que la réponse pourrait se trouver du côté des hormones: elles pourraient agir comme des agents protecteurs ou alors, ne pas allaiter, pourrait affecter l'équilibre hormonal.
    "Les résultats de cette étude pourraient avoir un impact sur les politiques sociales en encourageant un allongement du congé maternité pour permettre aux femmes d'allaiter leurs enfants plus longtemps et de bénéficier pleinement de ces effets positifs sur la santé", ont avancé les scientifiques.
    De précédentes études avaient déjà révélé des bienfaits de l'allaitement pour la santé du nouveau-né et de sa mère, dont un moindre risque de cancer ovarien et de maladies cardiovasculaires pour celle-ci.
    Pour l'enfant, être nourri au sein paraît favoriser un meilleur développement cérébral et un taux plus bas d'obésité et d'asthme. Le lait maternel contient tous les nutriments nécessaires aux besoins du nouveau-né.
    Selon une étude des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) achevée en 2013, 77% des nouvelles mères aux Etats-Unis choisissaient d'allaiter.
    Les CDC et le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) recommandent que les femmes allaitent pendant au moins six mois.



  • Mondial 2018: Un pas de plus vers l'arbitrage vidéo
    Mondial 2018: Un pas de plus vers l'arbitrage vidéo
    C'est un pas supplémentaire vers l'adoption de l'arbitrage vidéo à la Coupe du monde 2018: le Board, instance garante des lois du football, a tiré lundi un bilan "très positif et encourageant" des expérimentations menées depuis deux ans et qui suscitent des débats passionnés dans le monde du ballon rond.
    Depuis mars 2016, l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) a été testée sur plus de 800 matches de compétition avec des résultats probants, selon le Board (IFAB), qui doit décider en mars prochain si elle sera utilisée au Mondial en Russie.
    Dans 8% des matches, la vidéo a eu un "impact décisif sur le résultat de la partie", souligne l'instance, qui évoque aussi un "impact positif" de la VAR dans un match sur quatre.
    Alors qu'un certain nombre d'acteurs du foot redoutent que la vidéo casse le rythme et la fluidité d'une partie, le Board indique que le "temps perdu" avec la vidéo représente en moyenne moins de 1% du temps de jeu global, bien moins que les coups francs, les touches ou les dégagements des gardiens au cours d'un match.
    "La philosophie de départ est respectée. Nous voulions un minimum d'interférences sur le jeu et un maximum de bénéfices", a souligné un porte-parole de l'IFAB en conférence de presse.
    Les erreurs sont aussi relativement rares. Dans seulement 5% des matches testés, la vidéo a laissé passer une erreur "claire et manifeste", un chiffre "très encourageant compte tenu de la période courte des tests et des erreurs humaines inévitables", estime l'instance en assurant que ce nombre va encore diminuer grâce à l'expérience grandissante des arbitres.
    La vidéo a été testée dans plusieurs compétitions internationales, comme la Coupe des Confédérations, et dans des championnats comme la Bundesliga allemande et la Serie A italienne, avec des réactions diverses, entre thuriféraires, opposants farouches et dubitatifs. En France et en Angleterre, elle a notamment été utilisée en Coupe.
    La VAR ne peut être utilisée que dans quatre situations de jeu: après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur sur l'identité d'un joueur sanctionné.



  • Grand Prix de Rabat de golf
    Grand Prix de Rabat de golf
    Le Grand prix de Rabat de golf organisé, du 19 au 21 janvier au Golf Tony Jacklin de Bouskoura, a connu un grand succès, a indiqué la Fédération Royale marocaine de golf (FRMG).
    Marqué par la participation de plus de 100 golfeurs, ce GP a été remporté par Fakori El Mehdi du Palm Casablanca (216: 73-72-71), suivi de ses coéquipiers Dahlström Janeirik (219: 75-71-73) et Dahman Soufiane (221: 79-75-72), a précisé la même source dans un communiqué.
    Chez les dames, le titre est revenu à Leïla Marquet du Golf de Tazegzout (228: 75- 77- 76), devançant Bakri Salwa du Royal Golf Anfa Mohammedia (234: 76- 79-79) et Lahssini Nada (Oued Fès) (245: 84-82-79).
    La remise des Prix était présidée par M. Fouad Akesbi, vice-président de la FRMG. Y ont également participé M. Khalid Dahanni, directeur du Tony Jacklin Club Hôte, Mme Laaskri Nawal, caïd de Bouskoura, et M. Bougdal Houcine, pacha de la province de Nouaceur, fait savoir la FRMG.
    Ce Grand Prix, qui reflète, entre autres, la décision prise, depuis l'an dernier, par la FRMG d’organiser ce genre de tournois, dont les résultats seront pris en compte par le Royal and Ancient de St Andrews, permettant ainsi aux participants de voir leur classement évoluer (en + ou en -) dans le Ranking Mondial, sera suivi par ceux du R.G.A.M. et d’El Jadida.



  • Travaux d'extension des stations d'épuration des eaux usées des prisons El Arjat
    Travaux d'extension des stations d'épuration des eaux usées des prisons El Arjat
    Les participants à une récente réunion au siège du secrétariat d'Etat chargé de l'eau à Rabat ont convenu d'accélérer les travaux d'extension des stations d'épuration des deux centres pénitentiaires El Arjat pour mettre un terme au problème de déversement d'excédent d’eaux usées dans le barrage de Sidi Mohamed Benabdellah.
    Lors de cette rencontre, à laquelle ont pris part la secrétaire d'Etat chargée de l'eau, Charafat Afilal et le président de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekkal, en présence du directeur régional de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), Lakbir Sofi, et du directeur de l'Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, Abdelaziz Zerouali, les participants ont convenu que la station du centre pénitentiaire El Arjat 1 sera opérationnelle dans un mois et celle de la prison El Arjat 2 sera exploitable dans trois mois.
    Les deux stations actuelles ne sont plus en mesure de traiter l’excédent des eaux usées estimé à 0,2 million de m3 annuellement, alors que la capacité de retenue du barrage de Sidi Mohamed Benabdellah atteint les 706 millions de m3, indique un communiqué conjoint des parties concernées.
    Parmi les solutions à envisager pour faire face à ce problème, figurent la réalisation d'un bassin artificiel pour le rejet de ces eaux usées issues des deux prisons et la prise des mesures nécessaires afin d'éviter toute répercussion négative sur l'environnement.
    Il a été, également, convenu de purifier et de traiter l'espace naturel dans lequel se trouvent les eaux usées et d'examiner en urgence la possibilité de déversement d’excédent d’eaux usées non traitées par le biais de camions-citernes afin de les rejeter dans les réseaux d’assainissement, entre autres.
    Les services de l'Office de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) veillent, selon la même source, au traitement et au contrôle de la qualité des eaux du barrage de Sidi Mohamed Benabdellah sur le Bouregreg, conformément aux normes en vigueur, avant leur distribution aux citoyens.